Maroc

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Dans une lettre adressée au ministère de la santé, ministre de l'Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et au ministère de l'Industrie, de l'Investissement, du Commerce et de l'Economie Numérique, le Réseau Marocain pour la Défense du Droit à la Santé exige la nécessité d'ouvrir une enquête sur les cigarettes suisses exportées vers le Maroc.

Les cigarettes suisses exportées vers l’Afrique, en général, et vers le Maroc, en particulier, seraient plus nocives pour la santé que celles destinées à l’Europe. C'est ce qui ressort d'une enquête journalistique mise en ligne le 21 janvier sur le site de l'ONG suisse “Public Eye”.

Dans cette enquête intitulée « Les cigarettes suisses font un tabac en Afrique », l’ONG avait démontré que les cigarettes suisses destinées à la vente en Afrique étaient plus toxiques que celles que fumaient les Européens. Cette accusation avait évidemment suscité toute une polémique.

L’enquête s’appuie sur les résultats des tests menées en laboratoire et couvre trois marques: Camel, Marlboro et Winston. Pour chacun des trois paramètres testés (goudron, monoxyde de carbone et nicotine, ndlr), la quasi-totalité des cigarettes produites en Suisse et consommées au Maroc enregistre une teneur supérieure à celle observée dans les cigarettes suisses et françaises.

Il est à signaler que le Maroc est le deuxième pays à importer le plus de tabacs depuis la Suisse, derrière le Japon et devant l’Afrique du sud.

Par ailleurs, dans sa lettre, le Réseau Marocain pour la Défense du Droit à la Santé a critiqué la politique du gouvernement en mettant le doigt sur l’échec de ce dernier en matière de lutte contre le tabagisme et la prévention dans les lieux publics et la vente de cigarettes aux enfants.


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  • 11 mar 2019

  • Par : Dr Zouhair Lahna

  • Tags : Maroc, sante

En arrivant dans mon cabinet en fin de matinée, je retrouve Fatna, assise dans la vielle voiture de son voisin qui prend sur lui de la transporter dans les hôpitaux. Visage triste et gestes lents, elle me dit que le médecin du service de médecine interne l’a renvoyé pour un examen gynécologique. Pourtant, je venais de lui retirer un polype et ce dernier est bénin. Fatna a une maladie incurable de gestion difficile et qui requière un traitement mensuel. Son état de santé s’est détérioré parce qu'elle ne pouvait pas monter les deux étages pour accéder au cabinet, alors elle a attendu en bas. J’étais dépité en voyant son état, dépité encore plus en feuilletant son dossier mal rangé, en parlant avec sa fille de 18 ans qui est spectatrice de la situation dramatique que sa mère est en train de vivre, et surtout dépité et en colère quand elle me raconte le comportement du médecin qui daigne à peine la regarder lorsqu'elle va dans le service de médecine interne du CHU Averroès de Casablanca pour recevoir son traitement . Devant une inflammation persistante dans ses marqueurs sanguins, on lui prescrit des examens à faire, machinalement, la traitant même de non sérieuse. Tandis que la vue de cette pauvre femme nécessite une hospitalisation. J’avoue ne plus savoir dans quelle planète nous sommes, ni comment le système arrive à retirer aux médecins leur humanité et leur empathie. Bien évidement, tous les examens complémentaires doivent être réalisés en privé, même si Fatna possède le RAMED (Aide médicale pour les démunis) et lorsqu'elle a pu trouver un laboratoire qui lui fait une bonne remise et à crédit le temps de trouver de l’aide, le médecin lui demande de changer de labo parce que les analyses ne se sont pas améliorées. Même Kafka deviendrait fou dans les hôpitaux marocains.

Devant cette injustice permanente que subissent les pauvres patients, on se trouve juste dans une posture de gestion au cas par cas et encore. J’ai demandé à la fille de Fatna de prendre plus conscience du cas de sa maman, de trouver une association dans son quartier, je vais essayer d’en parler au directeur d’un hôpital qui connait sa situation et voir avec un professeur s’il connait quelqu’un de plus humain dans le service de médecine interne. Mais ceci reste du rafistolage et demande une énergie importante. Mais pourquoi bon sang, n’arrive-t-on pas à donner un service humain et de qualité à nos citoyens ? Pourquoi les uns et les autres s’habituent à cette injustice et à cette atteinte de dignité des plus démunis d’entre nous ? Et il m’arrive de me demander, finalement, quelle pourra bien être la limite du supportable ?


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L’École nationale de santé publique (ENSP) vient d’adhérer au réseau très sélectif "tropEd". Ce dernier rassemble des institutions prestigieuses de santé publique issues de différents continents. Voici le communiqué de presse annonçant l’adhésion au "tropEd":

L’assemblée générale du réseau "tropEd" tenue le jeudi 24 janvier 2019 à

Lisbonne, a voté l’adhésion de l’Ecole Nationale de Santé Publique à ce réseau très sélectif qui rassemble des institutions prestigieuses de santé publique issues de différents continents.

Il est à signaler que le processus de candidature a démarré en 2017 par la présentation du dossier devant l’assemblée générale par Monsieur le Directeur de l’Ecole Nationale de Santé Publique. Une visite d’évaluation a été effectuée à

Rabat en octobre 2017 par deux experts du réseau mondial. Le rapport émis a été étudié et défendu dans une dernière étape lors de l’assemblée générale de

Lisbonne.

L’adhésion de l’ENSP au réseau "tropEd" consolide l’ouverture de l’Ecole sur l’environnement éducatif international et met l’institution sur la voie d’exigences définies par des institutions de renommée mondiale. Cela permettra à l’Ecole

Nationale de Santé Publique de poursuivre sa mission au service de l’excellence de la formation des cadres et responsables du système de santé Marocain et ce, par la mise en place de formations reconnues à l’échelle nationale et internationale.

Il est à rappeler que Le réseau "tropEd" intègre le concept de santé globale pour la diffusion des savoirs qui se rapportent à des sujets comme la promotion de la santé, la prévention, la prise en charge des épidémies et problèmes de santé, le management et l’amélioration des systèmes de santé. Centré sur l’enseignement et l’éducation, le réseau offre l’accréditation des modules et cours selon des standards internationaux basés sur la qualité. Il facilite aussi l’échange d’expertises et la mobilité des enseignants et étudiants entre les institutions membres.


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  • 07 mar 2019

  • Par : Dr MOUSSAYER KHADIJA

  • Tags : Maroc, sante

A l’occasion de la journée internationale des femmes, le 8 mars 2019, l’Association Marocaine des maladies Auto-immunes (AMMAIS), présidée par le Dr Khadija Moussayer, alerte sur les insuffisances et les stéréotypes dans l’information et les campagnes de sensibilisation médicales à l’égard des femmes. Cela a des conséquences négatives sur leur santé. Deux exemples de défaut de campagnes de sensibilisation le montrent bien.

Les maladies auto-immunes, un mal féminin ignoré alors qu’il touche pourtant une femme sur six.

Les maladies auto-immunes – une centaine de pathologies– concernent les femmes dans 75 % des cas ! Elles ont en commun la même origine : un dysfonctionnement du système immunitaire  qui, chargé normalement  de protéger le corps des agressions extérieures (des virus, bactéries...), va se tromper d’ennemi en attaquant nos propres organes. Les stratégies thérapeutiques sont souvent proches. On estime que le nombre de femmes souffrant de maladies auto- immunes est deux fois plus élevé que celui des femmes atteintes par le cancer du sein et presque une fois et demi  plus élevé que  celui  de celles touchées par la maladie coronarienne !

Alors que ce phénomène est connu de la communauté médicale, il reste largement ignoré du grand public marocain, faute d’être médiatisé. A l’exemple d’autres pays comme les Etats-Unis, Il mériterait pourtant de faire l’objet de larges campagnes de sensibilisation en direction des femmes, à l’exemple du cancer, d’autant plus que ces maladies souvent sérieuses s’attaquent insidieusement à des femmes jeunes qui présentent au début des symptômes peu perceptibles, apparaissant et disparaissant et mettant même en doute l’existence d’un problème de santé. De fait leur diagnostic est fréquemment tardif.

Certaines de ces affections sont bien connues comme la maladie de Basedow (hyperthyroïdie), la sclérose en plaques, le diabète de type 1, la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite, la maladie cœliaque (intolérance au gluten), la maladie de Crohn. Beaucoup d’autres sont des maladies rares.

Ce sont les femmes qui meurent le plus d’un infarctus du myocarde

Le risque d'infarctus continue encore trop souvent à être associé dans les campagnes de sensibilisation, en particulier au Maghreb, à l'image d'un homme d'âge mûr. De ce fait, cette maladie est sous-diagnostiquée chez les femmes car on ne prend pas toute la mesure de leurs plaintes avant la crise. Les femmes représentent maintenant 56 % des cas de décès par infarctus dans le monde. Le personnel de santé écarte encore trop rapidement l’hypothèse de l'infarctus devant le malaise d'une patiente et ses douleurs thoraciques, pour les mettre sur le compte de troubles d’anxiété (la fameuse faiblesse psychosomatique féminine !). Une étude menée au Canada en 2014 a d’ailleurs bien démontré ce phénomène inconscient de préjugés et de stéréotypes de « genre »  sur la façon de traiter un patient selon son sexe.

Ces exemples sont loin d’être anecdotiques  quand on sait que les études cliniques, dans le cadre des essais thérapeutiques, sont majoritairement menées chez des sujets masculins, pensant à tort que  « ce qui est bon chez l’homme l’est aussi pour la femme ». Certaines recherches sur le risque de cancers gynécologiques ont même été conduites dans le passé chez des hommes ! Il n’y a que depuis 15 ans que la législation européenne impose de recruter aussi des femmes  dans les essais cliniques.

 Au total, des efforts importants ont certes été effectués toutes ces dernières années pour sensibiliser au Maroc les femmes à leurs problèmes de santé « féminins » (gynécologie, grossesse, cancer du sein, minceur…) mais il reste encore beaucoup à faire pour mieux sensibiliser les femmes à certains autres grands enjeux de santé publique et mettre fin à des préjugés qui ont encore la « vie dure ».


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L’Association professionnelle des cliniques privées (ANCP) menace de se retirer des conventions fixant la tarification nationale de référence relative à l’AMO.

La tarification nationale de référence (TNR) instaurée dans le cadre du système de l’AMO serait suspendue en mars prochain, indique l’association. Le président de l’association nationale des cliniques privées (ANCP), Redouane Semlali a assuré, dans une déclaration à la presse, que la décision est prise: "Si la révision des tarifs n’aboutit pas d’ici fin mars, toutes les cliniques privées du Maroc seront contraintes de refuser les assurés AMO ".

Selon les médecins privés, le secteur applique toujours la TNR mise en place en 2006, alors qu’une révision de cette tarification devait intervenir en 2009, selon les lois en vigueur. Ils estiment que ces tarifs sont dépassés et ne reflètent plus la réalité de la pratique.

L’ANCP avait fait des propositions de convention, il y a 3 semaines, aux organismes gestionnaires pour avis.

Il s’agit précisément de 5 projets de conventions notamment celle avec les médecins du secteur libéral, les cliniques privées, les CHU, les chirurgiens-dentistes, les biologistes ainsi qu’une révision prévue de la convention des pharmaciens signée en 2016.

La CNOPS et la CNSS sont les principales parties prenantes de ce dossier. Leur avis est impératif pour faire avancer le processus de révision. La résistance de la CNOPS est d’ailleurs la cause du retard.


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Lors d'une réunion de communication des membres du PPS (Parti du Progrès et du Socialisme) à Rabat, M. Anas Doukkali, ministère de la santé, a déclaré que son ministère a créé, en partenariat avec l’institut pasteur, une nouvelle unité industrielle pour la production de vaccins et de produits biologiques.

C’est dans ce cadre que le ministère de la santé vient de lancer un appel d'offres pour la production de vaccins contre la grippe porcine. Cette décision est due au climat de panique, voire de psychose engendré par le virus grippal cet hiver.

Selon le ministère de la Santé, la création de cette nouvelle unité industrielle s'inscrit dans le cadre de la stratégie " Plan de santé 2025 " visant à prévenir les maladies chroniques et non transmissibles, et à réduire le nombre de décès et d'invalidités associés à des maladies graves et à des épidémies, en particulier la grippe porcine.

Par ailleurs, la panique engendrée  par le virus grippal n'est pas justifiée. Selon M. Anas Doukkali, d’après les résultats des analyses effectuées sur 656 échantillons au laboratoire national de référence (relevant du ministère de la Santé), la situation épidémiologique est similaire à celle enregistrée au niveau international, notant qu’un total de 148 cas ont été diagnostiqués, soit 22,6% de l’échantillon. Le virus de type A représente 97,3% en comparaison avec le virus de type B, notant que 80,6% des virus identifiés de type A sont des H1N1.


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La Chambre des représentants a adopté à la majorité, la semaine dernière, le projet de loi n°94.18 portant approbation du décret-loi n°2.18.781, portant création de la Caisse marocaine de l’assurance maladie (CMAM).

Ce projet de décret présenté par le ministre du Travail et de l’insertion professionnelle, vise à faire de la Caisse marocaine d'assurance maladie une institution publique, qui remplacera la Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale (CNOPS).

Cette nouvelle caisse sera chargée de gérer l’AMO (régime d’assurance maladie obligatoire) au profit des employés et agents des administrations de l’État et les collectivités territoriales et des employés des établissements publics, ainsi que toutes personnes morales soumises au droit public et les retraités du secteur public.

Selon les responsables, cette loi va contribuer à renforcer l'expérience du Royaume dans le domaine de l'assurance maladie obligatoire de base depuis son entrée en vigueur en 2005 d'une part, et pour relever les défis et les enjeux que connaît le système de couverture sanitaire marocaine de base.

Selon Mohamed Yatim, ministre de l'Emploi et de l'insertion professionnelle, la création de cet établissement public contribuera à la réforme du CNOPS en le soumettant aux règles de bonne gouvernance auxquelles sont assujettis tous les établissements publics.

Depuis l’entrée en vigueur de la loi 65-00 portant code de la couverture médicale de base, la CNOPS gère l’Assurance maladie obligatoire au profit des agents actifs et retraités du secteur public. Les mutuelles, quant à elles, gèrent à la fois les soins ambulatoires pour le compte de l’Assurance maladie obligatoire et de la CNOPS en vertu de la convention pluriannuelle de gestion déléguée conclue entre les deux parties en 2006 et les mutuelles continuent aussi de gérer le régime complémentaire.

Il est à noter que la situation financière de la CNOPS s’est détériorée depuis un bout de temps déjà. Mais les premiers signes inquiétants sont apparus dès 2017 avec un déficit qui s’élevait déjà à pas moins de 22 millions de dirhams.

La Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale (CNOPS) est une union de huit sociétés mutualistes du secteur public du Maroc. Les huit sociétés mutualistes fédérées au sein de la Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale sont :

  • la Mutuelle de Police créée en 1919,
  • la Mutuelle de Douanes et Impôts indirects, créée en 1928,
  • les Œuvres de Mutualité des Fonctionnaires et Agents assimilés du Maroc (OMFAM), créées en
  • la Mutuelle des Postes et Télécommunications, créée en 1946,
  • la Mutuelle Générale du Personnel des Administrations Publiques du Maroc (MGPAPM), créée en 1946,
  • la Mutuelle Générale de l'éducation nationale du Maroc (MGEN), créée en 1963,
  • la Mutuelle des Forces auxiliaires (MFA), créée en 1976,
  • la Mutuelle du Personnel de l’Office d’Exploitation des Ports (MODEP) en 1995.

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Des priorités  en faveur des 1,5 million de personnes atteintes au Maroc; A l’occasion de la journée internationales des maladies rares le 28 février, l'Alliance des Maladies Rares au Maroc (AMRM), présidée par le Dr Khadija Moussayer, lance un appel à la mobilisation en faveur des 1, 5 millions de marocains atteints par ces maladies, Sachant que chacune de ces pathologies touchent moins d’une personne sur 2000 et qu’elles sont au nombre de 8 000, elles posent au Maroc de nombreux problèmes de diagnostic, de prise en charge et de disponibilité des thérapeutiques.

La couverture médicale est à ce propos encore insuffisante au Maroc. Il y a en effet seulement un médecin pour 1 350 habitants alors que les standards de l‘Organisation Mondiale de la Santé (OMS) préconisent 1 médecin pour 650 habitants. Le budget de la Santé, lui, représente environ 6 % du budget de l’État alors que l’OMS recommande 10 à 12 %.

Une  hierarchisation  des besoins médicaux

Compte tenu de ce  retard, le projet est immense et il paraît nécessaire à l’Alliance de prioriser les besoins et de commencer par les actions les plus réalistes qui demandant le moins de ressources humaines et financières. Il s’agit en particulier de :

1-Encourager à la mise place d’un dossier médical unique et inciter les marocains à avoir un médecin référent, le « médecin de famille » qui connaît tout de son patient pour mieux centraliser les informations et coordonner les soins, comme cela se fait en Europe. Le corps médical  a besoin de se faire  familiariser à "l’Univers des maladies rares" et d’avoir un espace d’échanges entre les différents intervenants.

2-Mieux promouvoir la médecine clinique en ce domaine. Cela passe notamment par un gros effort de formation vers 4 spécialités en pointe dans le combat des maladies rares : la neurologie, la pédiatrie, la dermatologie et la médecine interne.

3-Encourager les médecins à « adopter » une maladie ou un groupe de maladies pour la mise en place à terme de centres de référence nationaux pour l’expertise et des centres de compétence pour les soins.

4-Organiser le dépistage néonatal systématique de certaines pathologies, cela afin d’éviter les handicaps qu’elles engendrent : il en est ainsi de l’hypothyroïdie congénitale et de la phénylcétonurie qui peuvent être soignés facilement, respectivement par un traitement peu onéreux (la lévothyroxine, une hormone thyroïdienne) et par un régime alimentaire spécifique (un régime pauvre en phénylalanine, un acide aminé).

Un effort de sensibilisation envers les malades et leurs familles

5-Mener des grandes campagnes de sensibilisation. Cela passe en particulier par un effort important de communication en langue arabe.

6-Aider à  la constitution des associations des malades pour que ces dernières puissent soutenir les patients et leurs familles et accomplir, pour chacune des maladies, ce travail de sensibilisation auprès du public

7-améliorer la prise en charge des patients par les assurances maladies, en considérant toutes ces maladies comme « affection de longue durée », ce qui n’est pas le cas pour la plupart actuellement.

Ces priorités font l’objet des débats lors de la seconde journée des maladies rares le 23 février 2019, que l’Alliance des Maladies Rares au Maroc (AMRM) organise sous le patronage du Ministère de la Santé à l'université Mohamed VI des Sciences de  la Santé de Casablanca.


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Avec le soutien de l'OMS (Organisation mondiale de la Santé), le ministère de la Santé décidé de lancer une enquête nationale sur le nombre de cas d'hépatite virale au Maroc afin d'obtenir des données épidémiologiques fiables. Cette enquête sera la première du genre, selon le département d’Anas Doukkali. Elle a pour objectif principal de préciser la séroprévalence des HV chez la population générale âgée de cinq ans et plus et fournira, à son terme, des données épidémiologiques fiables sur les HV au Maroc.

Selon un communiqué du ministère de la santé, cette  l'enquête touchera un échantillon de 13 500 participants appartenant à 4 575 ménages, répartis en divers points du Royaume. Le ministère mobilisera à cet effet 17 équipes pour assurer la collecte des données sur le terrain. Des prélèvements sanguins seront réalisés en plus du renseignement d’un questionnaire sur les connaissances de la population et les habitudes de vie pouvant constituer un risque pour transmettre ces infections.

A l’issue de cette enquête, les résultats des prélèvements seront transmis aux participants et la prise en charge sera assurée, pour les cas positifs, au niveau des structures du ministère de la Santé.

Selon les estimations l’OMS, 325 millions de personnes vivaient avec une infection chronique par le virus de l’hépatite B (VHB) ou de l’hépatite C (VHC) dans le monde

Au Maroc, on n’a pas des études vraiment fiables, mais l’OMS on estime à près de 850.000 personnes infectées par le virus de l’hépatite B et 400.000 atteintes par le virus de l’hépatite C (VHC) et l’hépatite B (VHB) dans notre pays, dont la plupart ne sont pas diagnostiqués.


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  • 22 fév 2019

  • Par : Zouhair Lahna

  • Tags : sante, Maroc

Je suis contacté assez souvent par des personnes en détresse qui essaient de trouver des solutions médicales à leurs galères ou une issue sans dégâts à des femmes enceintes voire des prématurés à la recherche de places.

Le week-end, ce fut un appel pour une personne de ma famille dans une ville moyenne qui compte un ‘’hôpital’’ presque neuf, construit à coût de crédits et de plusieurs cliniques. La dame a été retrouvée allongée au milieu de son salon victime d’un accident vasculaire cérébral. Même si elle et la famille venue la chercher sont de condition modeste, ils ont préféré l’emmener dans une clinique privée. C’était en début de soirée, le propriétaire de la clinique, un chirurgien était sur place, mais aucun autre médecin spécialiste ne répondait au téléphone. La patiente aura besoin d’un scanner, on a conseillé d’emblée à la famille de l’emmener à une structure où elle pourra être prise en charge. Portée par son neveu, elle est remise dans une voiture ordinaire et ramenée à la polyclinique de la CNSS, là aussi, un problème surgit et on conseille un troisième transport d’une femme hémiplégique vers l’hôpital public.

Là, commence la confrontation vers ce qui est dur et amer voire dangereux dans le pays, à savoir être malade ou accompagner un malade et n’avoir qu’une prise en charge légère et décalée. La situation des urgences est décriée depuis longtemps et par tous les acteurs mais il n’y a aucune volonté de l’améliorer. La preuve est l’échec patent de l’ancien ministre de santé marocain, qui est lui-même chef des services des urgences du CHU Averroès de Casablanca.

Le neveu n’a pas pu trouver un fauteuil roulant pour transporter la dame de la voiture vers la salle d’attente qu’au bout de trois quarts d’heure. Deux infirmières et un médecin de garde pour gérer les urgences d’une ville de 250 000 habitants et sa région. C’est juste un non-sens. Quelques patients viennent pour de vraies urgences et qui peuvent mobiliser toute l’attention de l’équipe et beaucoup viennent pour des problèmes de santé qui pourraient être réglés par des structures moins lourdes. Mais pour cela, il faudrait une politique de santé adaptée. Mais elle est où la politique ??

Le médecin a fait le diagnostic d’accident ischémique (une artère s’est bouchée dans le cerveau) pour le confirmer il faudrait un scanner, je l’ai eu au téléphone, il a pu me répondre au milieu des assauts des patients et leurs familles qui comme j’imagine la scène, le pressent de toutes sortes de questions dès qu’il montre le bout du nez en dehors de son bureau de consultation. Il n'était que 22h, Quatre heures qu’il a entamé sa garde nocturne, mais je l’ai senti déjà exaspéré et à fleur de peau. Il a pu en suppliant presque le médecin radiologue pour venir, afin que le technicien de radiologie puisse effectuer le scanner.

Ce qui m’a étonné dans cette situation anormale, c’est que le médecin urgentiste n’a pas à supplier qui que soit, il devrait même être épaulé par un voir deux autres confrères afin d’absorber le débit des patients qui arrivent bon gré mal gré aux urgences. Que la radiologie et le laboratoire devaient fonctionner normalement, pour l’aider à faire des diagnostics et prodiguer les traitements adéquats. Le tout dans un climat serein, et pourquoi pas dans la bonne humeur.

Les médecins dont je connais le métier parfaitement, ne peuvent exercer et soigner correctement en usant de réflexion et d’empathie que quand ils travaillent dans de bonnes conditions. Leurs humeurs dépendent de leurs capacités de don et par conséquent de traitement.

Ceux qui pensent que c’est un métier comme un autre n’ont hélas rien compris du métier de médecin et de ses conditions d’exercice.

Quand à saisir toute la psychologie qui se construit autour de l'homme ou la femme médecin, ceci demande un peu de finesse.

Le matin, je suis arrivé à l’hôpital pour voir la patiente. Paradoxalement, les portes étaient ouvertes et les fameux agents de sécurité qui désormais soufflent le chaud et le froid et décident de qui doit entrer ou pas n’étaient pas devant les portes. J’ai su ensuite que l’un des leurs a failli perdre un œil la veille, frappé par un accompagnateur de patient excédé. Bref, la routine.

Depuis longtemps, j’ai suggéré des agents d’accueil aimables, souriants et serviables, pour absorber le stress des patients et leurs familles, mais ces idées douces et parfaitement intelligibles ne passent pas. On préfère, le sécuritaire face à ceux qui ne se tiennent pas à carreaux...

J’ai trouvé la dame hémiplégique sur le brancard depuis plusieurs heures, il était midi et le médecin du jour n’est pas encore passé voir les malades hospitalisés, certainement débordé par le flux des nouveaux patients arrivés le matin. J’ai demandé après sa tension artérielle ?

Sur la pancarte une tension est marquée sans heure ni moment.

L’infirmière responsable de l’unité, débordée avait du mal à reconnaître ses malades. Aucun n’avait de dossier médical et c’est souvent la famille des uns et des autres qui s’occupent des leurs, heureusement !!

Je suis venu accompagner d'un autre médecin extérieur à l’hôpital, on a demandé si on pouvait avoir une tension récente pour voir si la tension artérielle est contrôlée ou non par le traitement. On m’a répondu qu’il n’y a qu’un tensiomètre mural et que le patient qui ne peut pas marcher devrait se déplacer jusqu’au tensiomètre pour prendre sa tension! Et l’électrocardiogramme a-t-il était réalisé ? Non, parce qu’en panne et comme on est le weekend, le seul qui fonctionne est au centre diagnostic qui est fermé bien entendu !

Devant un tel désastre, la seule chose que je souhaitais faire c’est de partir de cet endroit de la mort, un endroit sordide où il n’y ni médecine ni humanité. Le meilleur endroit pour la patiente est d’être accueillie dans la dignité dans sa famille.

- le médecin de la veille l’avait marquée sortante et qu’elle pourra revenir lundi pour prendre rendez-vous avec un neurologue, nous a dit l’infirmière en regardant les papiers qui étaient en possession de la famille.

- Un rendez-vous dans trois mois, c’est ça je lui ai répondu sur un ton de moquerie et d’amertume.

- Peut-être … Vous voyez docteur dans quelles conditions on travaille. Je n’en peux plus moi aussi !! Un AVC et puis on fait sortir le patient porté sur le dos d'un membre de sa famille, sans voir le neurologue, ni le cardiologue, sans réaliser une échographie du cœur et encore moins celles des troncs vasculaires du cou. Et surtout sans équilibrer sa tension artérielle qui lui a occasionnée cet accident. Y a-t-il pire misère? On a dû appeler des collègues pour savoir quoi faire ? Je vous laisse imaginer ce qui adviendra des patients lambdas.

Tout le monde sait qu’il n’est pas bon de tomber malade dans un pays qui ne respecte pas ses faibles.

Je fais souvent de mon mieux pour vaincre la déprime et œuvrer avec les moyens qui sont en ma possession, mais la réalité me rattrape à chaque fois pour me montrer l'énormité de la tâche et le désastre ambiant. Désastre connu mais apparemment très bien accepté... puisque les plans d'actions se succèdent et rien ne change, ou presque.


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