Maroc

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Le Maroc célèbre chaque année, à l’instar d’autres pays du Monde, la Semaine Mondiale de la Vaccination durant la période s’étalant du 22 au 28 avril 2019, sous le slogan : « Pour une protection contre les maladies : Continuons la vaccination ». Cette semaine vise à promouvoir la vaccination pour une protection efficace aussi bien individuelle que collective contre les maladies à prévention vaccinale durant tout le cycle de vie.

En effet, la vaccination est une intervention sanitaire reconnue à large envergue puisqu’elle sauve des millions de vies annuellement et contribue, efficacement, à l’amélioration de la santé des populations.

À cet égard, le Ministère de la Santé vise à sensibiliser, dans le cadre de cette semaine, les parents et les différents acteurs sur l’importance de la vaccination en tant qu’intervention efficace, sûre et gratuite pour protéger les enfants et la population générale contre un certain nombre de maladies qui sont responsables, dans certains cas, de situations de Handicap voir de décès.

La célébration de cette semaine représente une opportunité incontournable pour rappeler l’importance et la sécurité de l’immunisation contre les maladies évitables par la vaccination ainsi que le respect du calendrier national de vaccination adopté par le Ministère de la Santé. Il est à rappeler, également, qu’il est indispensable de recevoir toutes les doses des vaccins recommandés et ce, afin de conserver le développement atteint en matière d’immunisation à l’échelle nationale.

Grâce à la Haute sollicitude de sa Majesté le ROI MOHAMMED VI que DIEU l’assiste et à l’implication effective de son Altesse Royale la Princesse LALLA MERYEM, le Maroc fait partie des pays pionniers qui se sont engagés pour assurer aux enfants le droit à la santé en leur permettant l’accès à des vaccins sûrs, efficaces, de bonne qualité et gratuits selon les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé et du Comité National Technique et Scientifique Consultatif de Vaccination.

Ainsi, de grandes avancées ont été réalisées au Maroc en matière de vaccination contre les maladies cibles responsables auparavant d’une mortalité et d’une morbidité élevées chez les enfants de moins de 5 ans. Les efforts déployés dans le cadre du Programme National d’Immunisation, ont permis d’atteindre une couverture vaccinale nationale contre les maladies ciblées, dépassant 95% ; et notre pays n’a pas enregistré de cas de poliomyélite et de diphtérie respectivement depuis 1987 et 1991.

Il sied de signaler que le Maroc a été le premier pays de la Région EMRO à avoir été certifié en 2002 pour l’élimination du Tétanos néonatal. Il a par ailleurs, réduit de plus de 85% le nombre de cas de méningites à Haemophilus influenza type b et il est en phase de pré-élimination de la rougeole.


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  • 22 avr 2019

  • Par : Zouhair Lahna

  • Tags : Maroc, sante

La césarienne consiste à la réalisation d’un accouchement par la voie abdominale au lieu des voies naturelles. Cette opération présente comme toute intervention chirurgicale des indications, des complications, des avantages et des inconvénients.

L’avènement de la césarienne et surtout des antibiotiques et des moyens anesthésiques ont changé la vie des femmes et des sociétés et le pronostic des grossesses. Ainsi, elle permit de sauver les femmes en couches et/ou leurs nouveaux nés.

Mais on est forcé de constater que cette opération sécurisante pour les parents et les médecins, mais non dénué de complications ni de désagréments a tendance à augmenté de façon inquiétante surtout dans les milieux sur-médicalisés qui sont les cliniques privées. Tandis que le taux nécessaire reste bien bas dans les structures hospitalières publiques faute de politique adéquate et équitable. Et ceci est une autre question, puisqu' il y a deux Maroc, de fait !!

Dans les structures privées où la femme est passée de statut de patiente ou parturiente à celui de "cliente"la tendance est une surveillance renforcée afin de guetter le moindre pépin et une action volontariste pour finir l’accouchement au moindre doute.

Il faut dire que l’accouchement sécurisé requiert une équipe, une surveillance et du temps, puisque ce dernier peut se déclencher à n’importe quel moment du jour et surtout la nuit et requière un accompagnement et une surveillance de plusieurs heures. Dans une atmosphère qui lie les femmes enceintes de façon presque viscérale à leurs gynécologues, il devient très difficile de suivre sereinement un accouchement et le cas échéant intervenir en cas de besoin. La nature même des rapports gynécologue parturiente (cliente) ne le permet plus. En plus de la façon d’exercer des gynécologues qui travaillent dans un cabinet en dehors des murs des maternités. Ce qui fait que leurs déplacements et leurs présences physiques deviennent stressantes et problématiques. D’où le recours assez facile à la césarienne !! Sans parler, de la cerise sur le gâteau, la demande express de la femme de subir une césarienne, pensant souvent à tord que c'est la meilleure solution de mettre au monde!!

Ceci dit, il y a bien évidement énormément d’indications pour que la césarienne se fasse avant le début du travail ou pendant ce dernier si une anomalie se présentait, mais il n’y a aucune indication pour que toutes les femmes qui ont été enceinte par Fécondation in vitro aient systématiquement une césarienne parce que Ce bébé est ‘’précieux’’. Ou à réaliser des césariennes dès le 8ème mois parce que le gynécologue part en vacances ou qu’il a peur que Sa patiente aille ailleurs !! On peut se retrouver avec un nouveau né qui a des difficultés à respirer et peut même passer quelques jours en néonatologie. J’ai eu des informations sur des décès des nouveaux nés, suite à des détresses respiratoires à cause de cette précipitation et course en avant …

La césarienne n’est pas une sinécure, un nombre important de complications y sont liés mais jamais pointés du doigt par les obstétriciens pour ne pas effrayer les jeunes mamans. Cela va de la douleur qui n’a aucune commune mesure avec un accouchement par les voies naturelles, l’inconfort qui empêche les mamans de s’occuper correctement de leurs nouveaux nés et sont parfois facteur d’arrêt prématuré de l’allaitement. Sans parler des risques d’infections, de phlébites voir d’embolies pulmonaires.

Sans être alarmiste, on est tous d’accord pour dire que tout excès est mauvais. Dans le secteur privé marocain qui ne connait que 15 à 20% des accouchements du pays, on a un taux de césarienne qui avoisine les 65% dans pas mal de structures, certaines annoncent sans sourciller les 80%. Ceci occasionne une morbidité importante et un excès de consommation de médicaments et bien évidement de ressources financières, tant des assurances que des couples eux-mêmes.

Parmi les solutions salvatrices : la préparation aux accouchements et des bonnes pratiques de l’obstétrique dans des cliniques où les sages femmes reprennent leurs rôles de surveillance et de gestion du travail et de l’accouchement.

Tant que les accouchements sont surmédicalisés, le taux de césarienne dans les cliniques restera élevé et tendra même à augmenter à cause des grossesses tardives, la phobie des jeunes mamans vis-à-vis de l’accouchement et la précipitation qui entoure la mise au monde. Surtout le premier qui en principe bien géré (surtout au niveau de la douleur et de la qualité des contractions) peut durer huit heures environ…

Huit heures avec un accouchement par les voies naturelles, cela s’appelle de l’Art de l’Obstétrique… Alors qui voudrait encore s’essayer à cet art si naturel et si magique ?? Et pour cause, il se fini par un sourire d’une maman heureuse et accueillante et d’un nouveau né vigoureux et en bonne santé… Et la césarienne gardera juste, sa place salvatrice.


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« Quand la rupture de l’équilibre de l’organisme engage le pronostic vital »

L’alliance des maladies rares au Maroc (AMRM), présidée par le Dr Khadija Moussayer, a organisé, sous le patronage du Ministère de la Santé, sa deuxième journée nationale des maladies rares, le Samedi 23 février 2019, à l’université Mohamed VI des sciences de la santé de Casablanca et en partenariat avec Sanofi Genzyme, sur le thème des situations d’urgence : « les maladies rares à décompensation aigue ».

Les maladies rares sont en général  chroniques et évolutives, mais certaines d’entre elles peuvent provoquer la rupture de l'équilibre que l'organisme a trouvé pendant une certaine période pour faire face à cette pathologie ou à un trouble lié quelconque : c’est la décompensation survenant de façon inopinée et susceptible de donner un œdème cérébral, des convulsions, des vomissements inexpliqués… voire un coma. Cette situation critique pose alors un double défi  si la pathologie sous jacente n’est pas  diagnostiquée : cette fraction de maladies rares peut menacer le pronostic vital et mener la personne atteinte en réanimation ; préserver le pronostic vital repose alors sur un diagnostic urgent et précis et sur la mise en route d’un traitement adapté. Cette prise en charge nécessite l'intervention coordonnée d’une équipe multidisciplinaire composée au moins selon les cas, outre l’urgentiste, du médecin généraliste « de famille », d’un pédiatre, d’un interniste« métabolicien », d'un biologiste, d'un diététicien spécialisé…

Un éclairage sur certaines  pathologies susceptibles de décompensation aigue

Cette journée a eu notamment pour  objectif de faire un éclairage sur :

  • Les maladies du cycle de l’urée qui posent un réel problème de santé publique au Maroc malgré leur rareté du fait de leur méconnaissance, de l’indisponibilité de certains produits et d’un manque de spécialistes, métaboliciens en particulier des adultes. Le cycle de l’urée est une voie métabolique permettant la transformation de l’ammoniaque, molécule toxique pour le système nerveux et le foie, en urée, molécule non toxique, excrétée dans l’urine. La décompensation hyperammoniémique en cas de maladie du cycle de l’urée est une urgence vitale qui, en l’absence de prise en charge immédiate et spécifique, peut conduire à des séquelles neurologiques irréversibles, voire à un coma ou au décès.
  • Les porphyries, un groupe de maladies (dess affection caractérisées par la présence, dans l'organisme, de quantités massives de porphyrines, molécules précurseurs de l'hème, une partie non-protéique de l'hémoglobine) dont certaines peuvent se compliquer de paralysies inopinées surtout après la prise de certains médicaments ;
  • L’hyperplasie congénitale des surrénales, une maladie (une anomalie des glandes surrénales situées au-dessus des reins) qui doit être dépistée à la naissance et qui peut se compliquer d’une déshydratation ;
  • La maladie de Pompe, une affection musculaire enzymatique (maladie génétique progressive et souvent fatale) qui a bénéficié récemment d’un nouveau traitement ;
  • Les actualités et les perspectives des thérapies géniques.
  • Des préconisations issues des débats

Les interventions et débats qui ont animé la journée ont permis de conclure à la nécessité  de mettre en œuvre au Maroc une série de mesures concernant les maladies rares en général et les situations d’urgence en particulier :

  1. La mise en place d’une spécialité ou sous-spécialité de  médecine métabolique pour enfants et également pour adultes (à destination des pédiatres et internistes) ;
  2. Un encouragement et une mise en place à l’intention des diététiciens d’une formation à la nutrition spécifique des pathologies d’erreurs du métabolisme ;
  3. L’amélioration de l’accessibilité aux médicaments (notamment aux épurateurs de l’ammoniac pour les pathologies du cycle de l’urée). La direction du médicament et de la pharmacie vient malheureusement de suspendre les Autorisations Temporaires d'Utilisation (ATU) !
  4. L’amélioration de l’accessibilité des examens de l’ammoniaemie  partout  au Maroc
  5. La réalisation de centres de référence, privés ou publiques, des maladies héréditaires du métabolisme ;
  6. l’institution de cartes personnelles pour  les patients souffrant de maladies rares comportant les informations et recommandations utiles en cas d’urgence ( les gestes à faire ou ne pas faire, et ce dans toute situation d’urgence, liée ou non à leurs pathologies)
  7. Améliorer la prise en charge des patients par les assurances maladies, en considérant toutes ces maladies comme « affection de longue durée », ce qui n’est pas le cas pour la plupart actuellement. 

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L’Université Mohammed VI des sciences de la santé de Casablanca a abrité, la semaine dernière, le deuxième Congrès arabe de santé publique. Cet événement, organisé en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), l’Association arabe de santé publique (ArPHA) et l’Imperial Collège London a pour objectif de lancer le débat pour la valorisation du rôle que jouent les spécialistes de la santé dans le choix des politiques, stratégies et programmes gouvernementaux dans le but d’améliorer le système de la santé dans toutes ses dimensions.

Selon Dr Shible Sahbani, conseiller régional en santé reproductive à l’UNFPA pour les États arabes, le Maroc a été choisi pour la tenue de la Conférence, considérant son rôle pionnier dans la consolidation du partenariat Sud-Sud et dans la promotion des plateformes trans-régionales de réflexion, d’échange et de recherche. Un accent particulier a été mis sur les progrès et les défis de la santé reproductive, question centrale de la santé publique et du développement durable.

Cet événement a vu la participation d’environ 300 experts et chercheurs de la région ainsi que de l’OMS, l’UNFPA et autres organismes internationaux ainsi que des universités prestigieuses qui ont exposé les recherches et études les plus récentes et basées sur les évidences scientifiques et les bonnes pratiques des différents pays. Il ont passé au crible des thématiques importantes pour l'ensemble des intervenants dans ce domaine, notamment la question du financement, la couverture sanitaire universelle et la protection sociale, ainsi que les ressources humaines et l’enseignement dans les domaines de la santé.

 Il est à signaler que la première édition de ce congrès s'est déroulée à Dubaï.


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Un salarié Marocain sur trois est malheureux au travail. C’est ce qui ressort globalement de la première étude nationale sur le bien-être au travail dont les résultats ont été publiés le mois dernier par l’'Observatoire marocain du Bonheur.

Réalisée par le cabinet OpinionWay auprès de 1.200 travailleurs, tous secteurs d’activités confondus. Parmi les différentes catégories, selon cette étude, les hauts fonctionnaires semblent les plus heureux de leur sort, soit 56% contre 46% sur le total de l'échantillon. Parmi les salariés heureux, on retrouve les résidents des provinces du sud du pays avec 54%, les individus ayant obtenu une augmentation salariale représentent 54%, et les mieux nantis avec  50%.

Les individus les plus malheureux au travail, selon l’étude, sont ceux qui travaillent dans les zones rurales (50% contre 36% sur le total de l’échantillon), dans les secteurs de l’agriculture, de la pêche et foresterie (50%) et les ouvriers du privé (44%).

Plusieurs indicateurs ont été étudiés par cette enquête pour évaluer les résultats tels que la quête  de sens, la maitrise des tâches, l'équilibre entre privée et vie professionnelle, la rémunération et les gratifications, le niveau d'autonomie et de responsabilité, l'ouverture sur l'extérieur, la sécurité et la salubrité de l'environnement de travail, le support de la hiérarchie et l'entraide des pairs, la transparence et la pérennité organisationnelle, possibilité d'avancement et l'expression de son potentiel créatif, la moindre difficulté physique des tâches à accomplir ainsi que l'ambiance de travail.


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  • 09 avr 2019

  • Par : Pharmapresse

  • Tags : Maroc, sante

Le tribunal de première instance de la ville d’Oued Zem  vient de condamner un médecin exerçant dans le secteur privé à un an de prison pour "avoir délivré un certificat médical contenant de fausses déclarations relatives à la période d'invalidité qu'il contient".

Le médecin est accusé d’avoir délivré à une patiente un certificat médical, en y incluant de fausses données aptes à justifier une incapacité physique. Ce document aurait été utilisé contre une tierce personne dans le cadre d’une affaire instruite par la justice.

Selon une source judiciaire " le verdict de culpabilité est prononcé sur la base d’un contre-examen médical, initié par le ministère public et de l'inspection de la police judiciaire, qui a prouvé l'acte criminel commis", ajoutant: "L'accusé a été reconnu coupable de l'utilisation de ce certificat médical selon la loi 445 du code pénal, et condamné à six mois de prison avec une amende de 1 000 dirhams.

Cette condamnation dans le cas d'un certificat médical est la première du genre et vise à promouvoir les valeurs d'intégrité et de transparence du système de justice pour établir le principe de responsabilité.

Selon la législation nationale, toute personne justifiant d’un certificat médical avec une incapacité physique (dégâts corporels) d'une durée égale ou supérieure à 21 jours peut prétendre à l’incarcération de son présumé agresseur le temps de l’enquête et, éventuellement, du procès qui s’ensuit.


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  • 25 mar 2019

  • Par : Mostafa EL HALI

  • Tags : Maroc, sante

Le Conseil régional de l’ordre des médecins de Marrakech vient de déposer plainte auprès du parquet de la ville de Marrakech après la diffusion d’un reportage où on découvre qu’un Français propose des “Botox partys” au Maroc.

Cette pratique illégale est découverte à travers un reportage sur TF1-France tournée à Marrakech, qui montre un Français dénommé C. M, débarquer à l’aéroport de Marrakech avant d’être emmené en une belle voiture vers des quartiers huppés de la ville et organise des séances collectives d'injections de Botox dite “Botox partys” en plein air, dans un hôtel luxueux à Marrakech. Suivi par les caméras depuis son arrivée dans la ville,

C. M déclare dans cette vidéo que "ces parties sont strictement interdites en France et dans plusieurs autres pays, mais parfaitement autorisées au Maroc".

Dans un communiqué partagé ce 22 mars, la Société marocaine de chirurgie plastique reconstructive et esthétique (SMCPRE) affirme s’associer à la plainte.

Selon ce communiqué, la SMCPRE indique qu’un individu, de nationalité française, ”débarque à Marrakech muni d’une grande valise remplie de produits pharmaceutiques non identifiés et non contrôlés à la douane marocaine”. Il effectue ainsi des ”actes de médecine esthétique tel que des injections de Botox ou de produits de comblement sur le visage de patients marocains ou étrangers dans des riads à Marrakech, en dépit de toutes les conditions d’hygiène et de sécurité nécessaires pour de tels actes”. L’individu , selon la SMCPRE ”.organisait ce qu’il appelle lui-même dans son enregistrement une “Botox partys” chose qui est interdite dans son propre pays, la France, mais qu’il ose perpétrer impunément, de façon sauvage et arrogante dans d’autres pays comme le nôtre sans être inquiété ni à la douane avec sa valise chargée de médicaments, ni par les autorités sanitaires et les autorités judiciaires locales pour son exercice illégal d’actes médicaux sans autorisation dans un lieu non approprié, lui-même n’étant pas connu ni reconnu médecin au Maroc. Il pourrait être poursuivi pour blessures volontaires ”.

Du côté de l’Ordre des médecins de Marrakech, non seulement le principal concerné n’est pas autorisé à exercer un tel acte médical, mais en plus, il aurait fait fi des conditions d’hygiène et de sécurité requises dans ce genre d’interventions,  lesquelles nécessitent un suivi et un contrôle régulier pour parer à toute complication ou réaction allergique pouvant survenir après l’opération.

 

 

 


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  • 20 mar 2019

  • Par : Pharmapresse

  • Tags : Maroc, OMS

Le Marocain Jaouad Mahjour a été nommé récemment au poste de directeur général adjoint de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), chargé du Programme de gestion des situations d'urgence.

Auparavant, Jaouad Mahjour, occupait le poste de directeur régional de l’OMS pour la Méditerranée orientale par intérim ainsi que le poste de directeur de la gestion des programmes au sein du Bureau régional de la Méditerranée orientale.

Avant son arrivée à l’OMS, Dr Mahjour assurait les fonctions de Directeur de l’épidémiologie et de la lutte contre les maladies au ministère de la Santé au Maroc.

Avec plus de 30 ans d’expérience dans les domaines de l’élaboration, de la mise en œuvre et de l’évaluation de programmes de lutte contre les maladies transmissibles aux niveaux national et international.  Jaouad Mahjour est un spécialiste en santé publique.


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Dans une lettre adressée au chef du gouvernement la semaine dernière, le Syndicat national des ophtalmologistes libéraux du Maroc s’insurge contre le projet de loi 45-13 .

Le Syndicat estime que ce projet de loi relatif à la définition et aux conditions de travail des professions paramédicales, actuellement à la deuxième Chambre du Parlement, est une "autorisation à l’exercice illégal de la médecine".

Dans ce projet, c’est l’article 6 consacré aux opticiens lunetiers qui engendre polémiques et controverses. Selon cet article de loi:

  • L'opticien lunetier délivre au public des articles d'optiques destinés à corriger ou à protéger la vue.
  • Préalablement à leur délivrance, il réalise l'adaptation et l'ajustage desdits articles au moyen d'instruments de contrôle nécessaire.
  • Il délivre les produits d'entretien et de conservation des lunettes et de lentilles de contact ainsi que les produits de leur humidification.

Toutefois, l'opticien lunetier ne peut délivrer aucun dispositif médical d'optique sans prescription médicale dans les cas suivants :

1) Pour les sujets de moins de 16 ans ;

2) L'acuité visuelle inférieure ou égale à 6/10 après correction ;

3) Amétropies fortes ;

4) Presbyties en discordance avec l'âge.

C’est le premier aliéna de cet article qui inquiète les ophtalmologistes qui considèrent "que mettre entre les mains des opticiens, sans aucune attribution médicale professionnelle, la santé du citoyen est un non sens total et une grande violation de la loi 131-13 qui établit minutieusement les règles de l’exercice médical".

Les opticiens, quant à eux, soulignent qu’ils n’ont pas enfreint la loi en respectant à la lettre ce que stipule le dahir de 1954 et rappellent à ce sujet que l’article 5 de la loi en vigueur ne leur interdit de mesurer l’acuité visuelle que dans certains cas.

Il est à noter que l’article 6 de ce projet de loi  reproduit des portions de dispositions de l’article 5 du dahir de 1954.

Il est à rappeler aussi qu’en France, différentes mesures ont été prises dont l’objectif d’améliorer l’efficience des opticiens et réduire les délais de rendez-vous chez les ophtalmologistes telles que l’allongent de la durée d'adaptation des prescriptions, l’instauration de  la possibilité de délivrer un équipement sans ordonnance en cas de perte ou de bris de verres correcteurs et lorsqu’une urgence est constatée.


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Selon les statistiques du ministère de la santé, les Marocains ne consomment que 50 ml de dentifrice par an alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande de consommer 6 tubes (75 ml x 6), soit 1 tube (75 ml) tous les 2 mois. Grave encore, les Marocains  ne changent de brosse à dents que tous les 4 et demi, 12% qui consultent un dentiste et seulement 18,5% possèdent une brosse à dents.

Les affections bucco-dentaires sont classées parmi les maladies chroniques les plus courantes. Elles constituent un véritable problème de santé publique au Maroc. Entre dents déchaussées, caries multiples, infections, il n'avait jamais connu un tel taux d'urgences dentaires graves.

 Plusieurs cas de décès ont été imputés à la négligence des dents. Le marocain accorde peu d’intérêt aux soins bucco-dentaires, les considérant comme étant une prévention inutile et onéreuse. Selon une  récente enquête épidémiologique réalisée par le ministère de la Santé montre que la carie touche 92% des adultes de 35-44 ans, 87% des adolescents de 15 ans et 81% des enfants de 12 ans. Les statistiques  révèlent également qu’un nombre important de marocains n’ont jamais consulté de médecins dentistes, en effet 27% des adultes de 35-44 ans n’ont jamais bénéficié de dépistage dentaire. Ce chiffre est beaucoup plus inquiétant chez les plus jeunes: 68% des adolescents de 15 ans et 89% des enfants de 6 ans. Les Marocains ne vont pas chez les dentistes pour la prévention, mais plutôt pour la guérison. Cette négligence est d’autant plus dangereuse et néfaste pour les personnes souffrantes déjà de maladies chroniques comme les sujets cardiaques, diabétiques ou néphropathes, hémophiles, ou cancéreux…

 La prévalence élevée des affections bucco-dentaires du citoyen marocain est due à plusieurs facteurs à savoir : le régime alimentaire, le manque et l’absence  d’hygiène dentaire, l’intérêt limité de la population marocaine pour la santé bucco-dentaire, l’insuffisance d’information et d’éducation en matière de santé bucco-dentaire, la difficulté d’accès aux soins, l’absence de couverture médicale pour la grande majorité de la population, le revenu limité qui empêche d’avoir recours aux soins et l’insuffisance de l’infrastructure humaine et matérielle .

Il est à noter que le Maroc ne compte que 1 médecin dentiste pour 8 100 habitants (4.515 médecins-dentistes dans le secteur privé et 600 dans le public), la prévention reste la meilleure des solutions pour lutter contre les affections bucco-dentaires. Il est nécessaire d’éduquer la population aux bonnes pratiques : une bonne hygiène alimentaire, un brossage efficace au moins deux fois par jour, l’utilisation du fil dentaire et des visites régulières chez le médecin dentiste.


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