Recherche biomédicale : le Maroc recule à la 57 ème place

La recherche médicale est essentielle pour développer de nouveaux traitements. Mais malheureusement le Maroc a reculé d’environ 9 places dans le classement de cette recherche qui certes requiert des financements importants mais dont le retour sur investissement est multiplié par 3. Le Maroc est classé 57ème, devancé par l’Algérie (56ème place), la Tunisie (51ème place) et l’Egypte (39ème place). Le nombre d’essais cliniques en cours au Maroc est d’à peine 95, bien loin de l’Egypte qui est à 1.500 et de la Tunisie avec 250.

Parmi les raisons qui expliquent le retard dans la mise en place de l’écosystème des essais cliniques pharmaceutique, prévu par le Plan d’accélération industrielle dans notre pays : faible recherche scientifique, réglementation contraignante et la concurrence de pays voisins.

Dans le cadre de ce Plan d’Accélération Industrielle 2014-2020, le gouvernement marocain a lancé en Mars 2016 un projet de mise en place d’un projet d’écosystèmes, dont un dédié spécifiquement à la recherche biomédicale et focalisée sur les essais cliniques. Ce projet prévoit des mesures incitatives législatives, économiques et académiques.

Il est à signaler que de plus en plus, les entreprises pharmaceutiques occidentales se tournent vers les pays en développement ou émergents pour organiser leurs essais cliniques, en particulier en Europe de l’Est et dans l’ex-bloc soviétique, en Amérique du Sud, en Inde ou encore en Afrique du Sud. Elles sont en particulier attirées par des coûts réduits, un environnement réglementaire moins strict ainsi que par la perspective de participants disponibles en grand nombre, faciles à motiver et à recruter. Elles sont également conscientes que des essais réalisés dans des pays pauvres abaissent fortement les risques.