La lèpre existe encore au Maroc

Considérée, à l'époque, comme la plus redoutable, la plus répugnante de toutes les maladies. La lèpre n'est plus une maladie terrifiante, mais malheureusement elle est toujours présente au Maroc. Selon la direction de l’épidémiologie et de la lutte contre les maladies, 13 nouveaux cas ont été détectés en 2017 contre 25 en 2016.

En termes géographiques, ces 13 nouveaux cas sont répartis comme suit :

4 issus de la région de l’Oriental, 3 cas de la région de Rabat-Salé-Kenitra, 2 cas de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, 2 cas de la région de Fès-Meknès, 1 cas de la région de Marrakech-Safi et 1 cas de la région de Casablanca-Settat.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a défini le terme «élimination» de cette maladie par un taux de prévalence inférieur à1cas pour10000habitants.

Selon le ministère de la santé, le Maroc a connu une réduction du nombre de cas depuis le début des années 2000 dans la mesure où le taux de détection annuel est passé de 0,21 pour 100 000 habitants en 2000 à 0,04 pour 100.000 habitants en 2017.

Même si le Maroc se trouve en situation d’élimination de la lèpre, les autorités sanitaires doivent rester vigilantes, car on assiste à des signes qui montrent que la maladie peut revenir au dans notre pays.

La lèpre est provoquée par un bacille à croissance lente, Mycobacterium leprae, se transmettant par les gouttelettes d’origine buccale ou nasale de patients sévèrement atteints. Elle n’est pas très contagieuse. En l’absence de traitement, elle peut entraîner des lésions nerveuses aboutissant à une faiblesse et à une atrophie musculaires, ainsi qu’à des incapacités définitives. L'Inde, et certains pays d'Afrique sont les plus touchés par la maladie

La stratégie de l’OMS pour l’élimination de la lèpre s’articule autour des axes suivants:

  • Assurer des services accessibles et ininterrompus de PCT à tous les patients au moyen de systèmes de distribution de médicaments qui soient souples et adaptés à leurs besoins;
  • Pérenniser les services de PCT en intégrant les services de lutte contre la lèpre dans les services de santé généraux et en renforçant la formation pertinente des agents de santé;
  • Encourager la consultation spontanée et le traitement précoce en favorisant la prise de conscience de la communauté et en changeant l’image de la lèpre;
  • Surveiller la performance des services de PCT, la qualité des soins aux malades et les progrès réalisés sur la voie de l’élimination par la mise en place de systèmes nationaux de surveillance épidémiologique.