Intoxications

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Taxonomy term

La fréquence des intoxications par les plantes représentait 5,1% des intoxications, toutes causes confondues, en dehors des piqûres et envenimations scorpioniques selon une étude du  centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc (CAPM). Ces études montrent que les plantes sontt impliquées dans 5,1% de l’ensemble des intoxications (35% chez des enfants < 15 ans), mais entraînaient une mortalité assez élevée (17 %) .Les intoxications au harmel, ou  peganum harmala, sont responsables de 4;6% de l’ensemble des intoxications par plantes reçues au Centre anti-poison du Maroc (CAPM).

Nom latin: Peganum harmala

Nom commun: Rue sauvage; Rue verte; Pégane

Nom vernaculaire :

Harmel; Armel; L'Harmel (au Maghreb); Bender tiffin en Tamachek (Touareg); Espand; Esfand; Hormol; Spélanè (en Afghanistan); Harmel Sahari (en Algerie); Bizr el Hharmel (en Egypte)

Habitat géographique:

Afrique: particulièrement répandue dans les zones arides méditerranéennes (Maroc oriental, Sahara septentrional et hauts plateaux Algériens, Tunisie, steppes de la Lybie, déserts d'Egypte);  Europe: très commune dans les zones sèches  (Espagne, steppes de la Russie méridionale, Hongrie); Asie: répandue dans les steppes de l'Iran, du Pakistan, du Turkestan jusqu'au Tibet et en Sibérie (Chopra et al., 1960; Paris & Dilleman, 1960; Quezel & Santa, 1963; Ozenda, 1977; Bézanger-Beauquesne et al.   1980).

Répartition d’intoxications:

Les intoxications au harmel sont responsables de 4;6% de l’ensemble des intoxications par plantes au Maroc. Peganum harmala L.(de Harmel) est l’une des plantes les plus utilisées en médecine traditionnelle pour ses vertus sédatives et comme emménagogue. Son emploi à des fins thérapeutiques expose au risque de surdosage et d’intoxication.

Au Maroc, le harmel est utilisé pour traiter différents troubles gynécologiques comme la stérilité féminine, mais aussi l’impuissance sexuelle. Certaine femmes y recourent en tant qu’abortif. Il est utilisé en tant que sédatif, soporifique (nourrissons ou enfants insomniaques, surtout dans la région de Marrakech). C’est un hypnotique, antipyrétique, antalgique, antitussif, antidiarrhéique chez le nourrisson. Antiseptique et cicatrisant, on en use pour traiter certains problèmes cutanés, dermatoses (eczémas) et brûlures, conjonctivites purulentes et blépharites et alopécie. Certains lui reconnaissent des vertus anti-infectieuses, contre le tétanos néo-natal, anthelminthique (ascaris, tænia), antipaludique et antioreillons. Il faut enfin signaler que l’inhalation par fumigation du harmel est une pratique courante, soit dans un but thérapeutique, soit en prophylaxie magique.

Selon le Dr Nadia Tahri, du Centre antipoison du Maroc, l’intoxication au harmel peut être mortelle. Témoignage : le CAPM a reçu dernièrement, via son numéro d’urgence (081 000 180), l’appel d’un réanimateur qui venait de recevoir une patiente âgée de 18 ans, comateuse, présentant un état de choc, des convulsions, une anurie et hémorragie utérine secondaire à une interruption volontaire de grossesse. Sa famille rapporte qu’elle l’avait retrouvée inconsciente, avec des graines de harmel éparpillées à côté d’elle.

Description botanique:

Le harmel est une plante herbacée, vivace, glabre, buissonnante de 30 à 90 cm de hauteur à rhizome épais, à odeur forte, désagréable qui rappelle  celle de la rue   Les tiges dressées, trés rameuses disparaissent  l'hiver; elles portent des feuilles alternes, découpées en lanières étroites.Les fleurs solitaires, assez grandes (25 à 30 mm), d'un blanc-jaunâtre veinées de vert sont formées de:

  • cinq sépales verts, linéaires, persistants qui  dépassent la corolle.
  • cinq pétales elliptiques.
  • dix à quinze étamines à filet trés élargi dans leur partie inférieure.

L’ovaire, globuleux, repose sur un disque charnu et aboutit à un fruit qui est une capsule sphérique, à trois loges, de 6 à 8 mm déprimée au sommet, entourée des sépales persistants et s'ouvrant par 3 ou 4 valves pour libérer les graines.

les graines: nombreuses, petites, anguleuses, subtriangulaires, de couleur marron foncé, dont le tégument externe est réticulé, ont une saveur amère;   on les récolte en été (Chopra et al., 1960; Quezel & Santa, 1963; Ozenda,  1977).

Le succès de Peganum harmala  dans les milieux arides est du en partie à la capacité des plants à tolérer et à récupérer d'un déficit en eau

Mécanisme d’action et toxicocinétique

Toute la plante est toxique par l’intermédiaire d’un alcaloïde dont le taux est plus élevé dans la graine (3 à 4 %) que dans la racine ou la tige (0,36 %) ou encore la feuille (0,52 %) . Pour 3 g de graines moulues la toxicité apparaît. La teneur en alcaloïdes augmente en été, durant la phase de mûrissement du fruit. La harmaline et la harmine sont des antagonistes de la sérotonine , un neurotransmetteur impliqué dans le mode d'action des hallucinogènes indoliques. La harmaline et la harmine prennent la place de la sérotonine dans les mécanismes enzymatiques en raison de la ressemblance des structures.

Le catabolisme hépatique par sulfo et glycuro-conjugaison a été mis en évidence chez le rat et confirmé sur le foie humain. L’absorption dépend de la voie d'exposition : après ingestion des graines, les alcaloïdes sont absorbés en quelques minutes par le tractus gastro-intestinal, atteignant en 15 à 30 minutes, les organes cibles (système nerveux central et coeur). En fumigation ces organes sont touchés en 5 à 10 mm. L'effet principal s'exerce sur le système nerveux central entraînant un cortège de signes neurologiques et neuromusculaires. Les alcaloïdes de quinazoline sont responsables de l'activité abortive par une contraction du muscle utérin.

Sources : CAPM


Taxonomy term

Dans son dernier numéro consacré à la toxicologie au 4e trimestre 2016 au Maroc, le Centre anti-poison (CAPM) fait état d’une hausse d’intoxications au niveau national. 17 000 cas sont recensés par CAPM)  en 2016 (15.290 cas 2015), ce chiffre a augmenté de 10,3% par rapport à l’année précédente.

Il est à signaler que ce chiffre ne comprend pas les piqûres et envenimations scorpioniques qui ont représenté à elles seules 25.636 cas.

Selon les statistiques du CAPM, ces intoxications sont survenues particulièrement en milieu urbain (89%) et surtout à domicile (80%). Quant au nombre de décès, le Centre a recensé 144 cas soit une mortalité de 0,41 pour 100.000 et une létalité de 0,85%.

 Parmi les produits incriminés, les médicaments arrivent en tête avec 4.697 cas d’intoxications contre 4.139 cas en 2015, ce qui les positionne en première place, avec 28 % de l’ensemble des intoxications.

Dans l'ordre, les produits médicamenteux sont la première source d'intoxication, suivis des aliments de manière globale, puis les produits gazeux, les pesticides, puis les morsures d'animaux venimeux.

Le plus alarmant dans ce rapport, sont les cas des  intoxications suicidaires qui sont passées de 2200 cas en 2016 à 2900 cas d’intoxications suicidaires, ce qui représente une augmentation de 17%.

En seconde position, on retrouve les intoxications par les produits gazeux avec 2.962 cas en 2016. En troisième lieu, on retrouve les intoxications alimentaires avec 2.723 cas notifiés dont 53,5% sont des cas collectifs.

Pour ce qui est des intoxications par les pesticides, 2.130 cas ont été déclarés en 2016. Au total, 70 intoxiqués sont décédés.

Par ailleurs, selon le rapport du Centre antipoison du Maroc, l’incidence la plus élevée des déclarations a été enregistrée au niveau de la région de Laâyoune-Sakia El Hamra (119,26 pour 100.000 habitants) suivie de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (107,4 pour 100.000 habitants) et de la région de Rabat-Salé-Kénita (83,6 pour 100.000 habitants).