Hôpitaux

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Le Rapport annuel de la Cour des comptes au titre des années 2016 et 2017 qui vient d'être publié déplore l’absence de suivi et de contrôle de l’usage des médicaments et des dispositifs pharmaceutiques au niveau des services hospitaliers et une planification stratégique inadéquate.

Le rapport a relevé des contraintes et des problèmes au niveau de l’approvisionnement en médicaments, du suivi, du contrôle et de la rationalisation de leurs utilisations ainsi que d’autres problèmes liés aux locaux des pharmacies et à leurs équipements.

Les principales observations enregistrées ont concerné ce qui suit :

1-Difficultés d’approvisionnement en médicaments et autres produits pharmaceutiques :

Les centres hospitaliers s’approvisionnent en médicaments et en produits pharmaceutique soit par acquisition directe ou par le biais des dotations de la pharmacie centrale du ministère de la Santé, de la direction régionale ou de la délégation provinciale. Ils ont recours également à des échanges entre eux sans que ces opérations ne soient réglementairement encadrées. A cet effet, la Cour a relevé que les fournitures de la pharmacie centrale ne répondent pas toujours aux besoins des centres tant sur le plan quantitatif que qualitatif. De même, l’inadéquation entre les approvisionnements et les besoins conduit soit à des situations de ruptures de stocks en médicaments soit à des pertes, suite au non usage des médicaments et au dépassement de leurs délais de péremption.

Ainsi, à titre d’exemple, des ruptures récurrentes en médicaments ont été relevées au niveau de l’hôpital Mohammed V de Tanger, alors même que le reste à livrer par le ministère s’élevait à 14.709.180,00 DHS.

Aussi, au niveau du centre hospitalier préfectoral el Jadida, le montant correspondant aux médicaments périmés sur la période 2011-2015 a atteint 1.755.069,12 DHS. En parallèle, le centre a connu pour la même période des situations de rupture de certains médicaments et dispositifs médicaux qui ont parfois duré près d’une année. Pour faire face à cette situation, le centre a effectué, durant la période 2011-2015, des échanges de produits en recevant l’équivalent de 1.635.524,00 DHS en produits et dispositifs médicaux, ainsi qu’en transférant à d’autres établissements l’équivalent de 731.012,00 DHS.

De même, au niveau du centre hospitalier régional de Marrakech, il a été relevé une différence entre les besoins réels et les besoins exprimés. Ainsi, pour l’année 2016, l’hôpital a exprimé un besoin de 16.638.800 DHS, et le ministère s’est engagé à fournir l’équivalent de 8.377.474,00 DHS, alors que la consommation annuelle de l’hôpital n’a pas dépassé 5.810.663,90 DHS.

2-Absence de suivi et de contrôle de l’usage des médicaments et des dispositifs pharmaceutiques au niveau des services hospitaliers :

Les services cliniques ne tiennent pas des fiches leur permettant de suivre leurs approvisionnements et leurs consommations en médicament.

D’autant plus, les responsables des pharmacies hospitalières ne disposent d’aucun moyen pour le suivi de l’usage des médicaments par les services.

De ce fait, les médicaments ne sont pas inclus dans la facturation des prestations de l’hôpital.

D’un autre côté, au niveau du centre hospitalier régional de Marrakech, la

Cour a relevé que certains services hospitaliers gèrent les médicaments sans intervention de la pharmacie de l’hôpital, et ce, en violation des dispositions de l’article 34 du règlement intérieur des hôpitaux. Il s’agit du service des maladies contagieuses qui gère ses médicaments en dehors du circuit de la pharmacie hospitalière, ainsi que du service de pédiatrie qui, depuis l’année 2000, reçoit des dons qui ne transitent pas par la pharmacie de l’hôpital.

Aussi, au niveau du même centre, il a été constaté que la pharmacie est gérée par un infirmier, et ce, en violation des dispositions du code des médicaments et de la pharmacie, notamment, son article 69, de l’article 34 du règlement intérieur des hôpitaux et de la circulaire du ministre de la Santé du 24 mai 2005 sur les attributions des pharmaciens hospitaliers.

En outre, au niveau du centre hospitalier de Meknès, il a été observé une insuffisance en solutions informatiques de gestion. En effet, le suivi des médicaments se fait manuellement sur des fiches de stocks qui sont périodiquement reprises sur un tableur (Excel). Ainsi, la traçabilité des médicaments et des dispositifs médicaux se perd une fois ses derniers sont livrés aux services hospitaliers, et de ce fait, la pharmacie ne joue aucun rôle en matière de contrôle et de suivi de la consommation des médicaments et des dispositifs médicaux.

3-Problèmes liés aux locaux de la pharmacie et à leurs équipements :

Les pharmacies des centres hospitaliers connaissent des problèmes liés à leurs locaux et à leurs équipements, qui entrainent des conditions de stockage des médicaments et des dispositifs médicaux contraires aux normes en vigueur, ainsi qu’un environnement de travail inadéquat pour le personnel.

A cet égard, il a été constaté, au niveau du centre hospitalier préfectoral d’El Jadida, que la pharmacie est située au sous-sol, et qu’elle ne dispose pas d’une surface suffisante pour le stockage. D’autres locaux sont par conséquent été utilisés à cette fin, tels que le local adjacent à la morgue et la pharmacie de la maternité, sachant que ces locaux ne répondent pas aux normes requises. De même, la pharmacie ne dispose pas d’un système automatisé de contrôle de la température à même de garantir les conditions de stockage en dehors des horaires administratifs.

Aussi, au niveau de l’hôpital Mohammed V de Tanger, il a été relevé que la pharmacie ne dispose pas de commodités sanitaires, et connait des écoulements d’eaux usées. De plus, en raison de l’emplacement de la pharmacie, les inondations de fin 2014 début 2015 ont occasionné une perte de médicaments et de dispositifs médicaux.

En outre, au centre hospitalier régional de Marrakech, et par insuffisance des superficies de stockage, huit locaux ont été exploités comme entrepôt.

Il s’agit du siège de la pharmacie, du sous-sol de l’hôpital, d’un Riad, d’une habitation située dans l’enceinte de l’hôpital, d’une pièce au service de cardiologie, du bureau du directeur et d’une pièce adjacente au service d’admission. De ce fait, les médicaments stockés sont par conséquent entreposés dans des conditions de température et d’humidité élevées, particulièrement, au niveau du Riad, de l’habitation et du sous-sol. Ce dernier connait en outre des écoulements d’eaux usées qui ont endommagé une grande quantité de médicaments et de dispositifs médicaux.

Par ailleurs, au niveau du centre hospitalier préfectoral de Meknès, les pertes en médicaments liés directement à l’état des locaux de la pharmacie, pour la période 2012-2015, ont été estimées à 1.341.700,00 DHS par les services de la pharmacie.


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En raison de ses demandes d’ouverture d’une enquête sur la disparition d’une importante quantité d’insulines, Saloua AMJARKO, médecin chef du centre de sante la Villette à Casablanca a été démise de ses fonctions la semaine dernière par Anas Doukkali, ministre de la santé.

Selon le ministère de la santé, ce médecin a failli à ses obligations  mais les syndicats de la santé crient au scandale et entrent en scène dans cette affaire.

 Selon les syndicalistes, "cette décision est intervenue immédiatement après que ce médecin ait envoyé plusieurs lettres au délégué, y compris aux journalistes pour ouvrir une enquête sur la disparition de l'insuline. Et au lieu d'ouvrir une enquête, le ministère de la Santé a signé une décision visant à l'exempter de ses fonctions pendant ses vacances annuelles dans une course contre la montre. Les responsables sont en train de purger le ministère de la Santé de ceux qui rejettent la corruption".

Le même médecin avait explosé dans une vidéo, le manque d’insuline dans les hôpitaux et la disparition de grandes quantités pour des raisons inconnues.


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Elles sont deux sages-femmes de garde, une aux admissions et une autre en salle de naissance.

Invité par le chef de service, je suis arrivé dans la matinée dans la maternité. Je l’ai trouvé déjà au bloc opératoire en train de faire une intervention pour des hémorragies. Ensuite, on est passé en salle de naissance. Les cris des femmes parviennent de plusieurs box. Il faut dire que l’hôpital est neuf avec des normes récentes ce qui diffère de ce qui peut exister encore dans certains endroits où les femmes sont alignées les unes après les autres pour mettre au monde de nouveaux venus.

Ceci présente l’avantage d’une certaine préservation de l’intimité et la possession d’un espace vital, mais l’inconvénient, est que la sage-femme doit laisser toutes les portes ouvertes et courir d’un box à un autre parce qu'elle est seule et n’a aucune aide-soignante pour l’assister pour les multitudes d’accouchements qui se succèdent.

J’ai suivi le gynécologue en salle de pré-travail pour qu’il puisse voir toutes les femmes qui sont arrivées et qui ne sont pas tout à fait sur le point d’accoucher. Une salle où les gémissements se mélangent aux plaintes, les unes couchées sur des lits d’autres courbées par terre par la douleur et le manque de place. Le médecin demande à la sage-femme des admissions qui a du quitter le bureau des entrées, des informations sur chacune des femmes pour qu’il décide ce qu’on doit faire pour les unes et les autres. Il a réexaminé certaines et demandé à d’autres de passer en salle d’échographie. Ensuite il sort dans la salle d’attente pour jeter un coup d’œil furtif sur la trentaine de femmes qui l’attendent en consultation d’urgence.

- Ne t’inquiète pas, ça va aller vite, voyant mon air étonné, me dit-il en me regardant dans les yeux.

- Je ne suis pas inquiet, ai-je répondu en souriant.

- Alors prépare-toi pour passer la journée avec nous. Ici, quand on entre, on ne sait jamais quand on repart. J’ai plusieurs césariennes de prévues et il y a qui vont se rajouter rapidement

Il a commencé à faire un tri rapide pour voir les vraies urgences d’abord. Ensuite, on est allé en salle d’échographie, pour faire les consultations. Et je ne parle pas de tous ceux qui arrivent avec un passe-droit. Il les repère, les rassure qu’il va voir la femme pour qu’ils partent et le laissent travailler. C’est que je suis en compagnie d’un chef de service, craint et respecté parce que reconnu pour être incorruptible et compétent. Pour cela, on lui passe ses sauts d’humeur. Et comment peut-on ne pas en avoir avec une telle charge de travail ?

Après les consultations, il s’est dirigé au bloc opératoire pour entamer la série de césariennes, j’ai profité pour aller voir comment des sages-femmes peuvent bien se débrouiller avec ce flux de patientes. Karima, en salle de travail a la cinquantaine, quand elle se déplace de salle en salle, on entend sa respiration et on voit le balancement de sa poitrine.

- Comment ça se passe ?

- Comme vous voyez, il est 14h, j’ai fait déjà 12 accouchements depuis le matin. Il faut que je m’occupe de ce nouveau-né et je n’ai pas fini de recoudre une épisiotomie, je dois pallier au plus urgent. C’est comme cela tout le temps.

De temps en temps, la deuxième sage-femme laisse la consultation des admissions et part donner un coup de main à sa collègue, plus jeune mais les traits tirés. Je l’ai alors accompagnée dans sa salle pour m’enquérir de son travail.

- Oh! Docteur, non seulement on a les femmes de la ville, mais énormément de transfert de toutes les maternités des alentours, parfois justifiées, parfois pas vraiment.

- Les sages-femmes ont peur désormais avec les audits sur la mortalité maternelle... J’ai dit pour expliquer les transferts.

- Certainement, parce que les sages-femmes envoient les femmes au moindre doute.

- Je sais c’est par sécurité, mais ceci requière que l’hôpital provincial ait plus de moyens humains et matériels, ce qui n’est pas votre cas, comme je vois.

- Vous voyez dans quelles conditions on travaille!! En posant sur moi un regard triste et fatigué.

En sortant de son bureau, j’ai vu l’autre sage-femme qui court avec un petit qui vient de naître par césarienne vers une table chauffante et de réanimation qui se trouve à l’autre bout de la salle, parce qu’il ne respire pas. La deuxième accourt également dans un vent de panique. Comme j’étais habillé en tenu de bloc, j’ai pu mettre la main et montrer à mes deux collègues, les gestes de réanimation néonatale, que j’enseigne justement lors de mes formations en obstétrique d’urgence. Quand le bébé a pu respirer, devenu rose et commencer à bouger ses membres, j’ai vu un beau sourire se dessiner sur le visage de la plus jeune des sages-femmes, un sourire qui a effacé pour un temps les traits tirés occasionnés par les conditions de travail. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’elles sont inhumaines.

Il existe pourtant des solutions urgentes et rapides à mettre en œuvre pour humaniser cette grosse maternité. Soit recruter des sages-femmes payées par une association ou le Conseil Provincial et mises à la disposition du Ministère de la Santé, puisque ce dernier ne recrute plus. Ou redéployer les sages-femmes qui travaillent en périphérie dans des petits centres de santé ou hôpitaux et qui peuvent renforcer les équipes et travailler pour ne pas perdre la main. Ceci requière une conscience de ce qui se passe dans la maternité et une volonté politique. Sinon, on continuera à observer une destruction du personnel et des insatisfaits dans la population.


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Le Réseau Marocain pour la Défense du Droit à la Santé a révélé que les services publics au Maroc ont subi de lourdes pertes,  de l’ordre des millions de dirhams, en raison de la corruption dans les marchés publics au sein du ministère de la santé. Le Réseau souligne que les hôpitaux et services relevant du ministère de la santé ne reçoivent leurs provisions en médicamentes que  lorsque leurs dates de péremption approchent. Deux mos mois après réception, ces médicamentes, déclarées impropres à la consommation, seront par la suite jetés dans les déchets médicaux de ces hôpitaux.

Dans son rapport, le réseau  appel le gouvernement a créer des stocks stratégiques de médicaments et dispositifs médicaux et un système transparent pour le financement, la distribution et la gestion de ce stock.

D’autre part, le rapport a sonné l'alarme concernant le manque de certain nombre de médicaments essentiels dans les hôpitaux tels que les maladies chroniques, les urgences et les vaccins tels que la méningite, l'hépatite et anti scorpionique.

Le réseau attribue les raisons de cette situation à la politiques improvisées et irrationnelles du gouvernement et le non respect des normes en vigueur pour la plupart des fournisseurs de médicaments et dispositifs médicaux.

Il est à signaler que ce réseau avait publié auparavant un rapport réservée aux structures sanitaires de notre pays en particulier les hôpitaux. En effet selon le rapport, au moins sept hôpitaux sur dix, à travers le pays, ne sont pas en condition de recevoir les patients et encore moins de les soigner. La situation est encore plus grave lorsqu’il s’agit des centres spécialisés en psychiatrie et maladies mentales. Conséquences de cette situation, la pire qu'aient connue les hôpitaux au Maroc sur ces cinq dernières années, a fait reculer tous les indicateurs classiques du système de santé. Pire encore, la dégradation des structures d’accueil dans les hôpitaux publics et en l’absence d’une stratégie de mise à niveau de ces derniers, les médecins préfèrent démissionner et rejoindre le secteur privé. Rien que sur les cinq dernières années, 200 médecins ont claqué la porte, dont 90 pour le seul CHU Avicenne de Rabat.

Le rapport indique que seuls les citoyens en situation précaire, notamment ceux détenant la carte du RAMED, continuent à fréquenter les hôpitaux publics. Ainsi, ils ne sont plus que près de 5% de la population, qui n’a d’autres moyens que de solliciter l’assistance médicale publique, alors que 95% des personnes ayant une mutuelle ou une assurance, préfèrent les services des cliniques privées.


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La série des manifestations menées par les médecins du secteur public continue. Ils ont décidé de maintenir la pression en vue d'améliorer les conditions d'exercice des médecins. Ils appellent ainsi à une grève, du 7 au 13 mai, baptisée "la semaine de la colère du médecin du secteur public ".

Selon un communiqué du syndicat indépendant des médecins du secteur public (SIMPS), aucun examen médical ne sera effectué dans les centres de diagnostic, du 7 au 11 mai, et aucun certificat médical ne sera délivré, notamment les certificats pour les conducteurs.

Les médecins prévoient également une marche nationale et un sit-in devant le ministère de la Santé à Rabat, le 13 mai à partir de 10h du matin.

Des grèves de 48 h sont aussi prévues le mercredi 23 et jeudi 24 mai dans tous les centres de santé du secteur public, à l’exception des services de réanimation et des urgences.

Le syndicat appelle à poursuivre la "grève de cachets", et le port de brassard noir 509 (mention à l'indice salarial 509).

Pour rappel, les médecins réclament l’amélioration de leur condition de travail, l'équivalence du doctorat en médecine avec le doctorat national, et d'être payé selon l’indice salarial 509 soit près de 15.000 dirhams mensuels. Le syndicat revendique aussi de rajouter deux grades au-dessus du hors échelle, ainsi que l’augmentation des postes budgétaires consacrés médecins spécialistes résidents et internes.


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Selon les médias, une année et demie après la fin des procédures techniques relatives au marché public, les hôpitaux publics au Maroc n’ont pas reçu les 840 nouveaux appareils d’hémodialyse et leurs différents équipements. Ce matériel n’a pas été distribué malgré les changements apportés à l’organigramme du ministère avec le limogeage de l’ex-ministre de la Santé, El Houcine Louardi, du secrétaire général et de l’ex-directeur des hôpitaux et des soins ambulatoires, pour leur implication dans les dysfonctionnements administratifs et financiers du plan de développement d’Al-Hoceima.

Il est à noter que les agents de la Cour des comptes avaient révélé une longue série de dysfonctionnements au niveau de l’attribution des marchés publics relatif à l’hémodialyse depuis 2012.

Cette note révèle de graves dysfonctionnements dans ce secteur hors de contrôle et qui génère des milliards de centimes qui vont dans les poches de quelques médecins et enseignants qui monopolisent les activités et les marchés relatifs aux centres d'hémodialyse de toutes les villes du Maroc.

En effet, la cour des comptes reproche au ministère de la santé le manque de concurrence réelle dans les marchés d’hémodialyse. Des délégations provinciales de santé concluent annuellement des marchés par appels d’offres ouverts auxquels ne participe qu’un seul candidat représentant un groupement de centres de dialyse. Selon la Cour, cette absence de concurrence désavantage économiquement la gestion du service public.

La note révèle que la liste des bénéficiaires des séances d’hémodialyse mensuelle n’est pas contrôlée systématiquement par le ministère de la santé. Encore plus grave, selon la cour, le titulaire du marché facture des séances aux noms de malades absents, décédés ou ayant changé de centre. D’autres dysfonctionnements révèlent qu’aucun responsable n’est désigné par la délégation du ministère de la santé pour le suivi et le contrôle des centres d’hémodialyse comme le prévoit le cahier des charges et que les paiements sont effectués sur la base des factures présentées par le titulaire du marché sans que la direction du ministère de la santé s’assure, à l’avance, de la réalité des prestations facturées.

Plus encore, les rapports d’audit prévus pour ces marchés et dont les montants dépassent les 5 millions de dirhams ne sont pas réalisés conformément aux  dispositions de l’article 92 du décret relatif aux marchés publics.

Les enjeux financiers liés à l’hémodialyse sont importants: les crédits alloués ont connu une augmentation de 317%, passant de 60 millions de dirhams en 2009 à 250 millions en 2016. Ces centres d'hémodialyse assurent des prestations au profit de 25 milles malades atteints d’insuffisance rénale chronique terminale.


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Malgré le déficit inquiétant en personnel de santé, les hôpitaux au Maroc font face à des démissions en série de médecins, notamment les spécialistes et  les enseignants des Facultés de Médecine et de Pharmacies.

En effet, selon le Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESup, section à la Faculté de médecine de Casablanca, les deux dernières années, cette faculté a connu 130 départs de professeurs qui n’ont pas été remplacés. Cette vague de départs touchent l’ensemble des services (Urgences, Urologie, Ostéologie, etc.). Selon des statistiques, le nombre des enseignants des Facultés de Médecine et de Pharmacies de Casablanca a baissé de 380 à 236 en une décennie. La baisse du nombre des enseignants est de 38%, alors que le nombre d’étudiants a évolué de 92%. Les conséquences sont la baisse continue du taux d’encadrement des étudiants. Une baisse de la qualité de l’enseignement de la médecine mettra en danger les patients et tout le système de santé.

Les vagues de démissions de médecins opérées ces dernières années sur tout le territoire Marocain sont dues aux mauvaises conditions de travail, la dégradation de la qualité de service et surtout la rémunération qui n'est pas suffisamment motivante.

Les  médecins, notamment les spécialistes, préfèrent aujourd’hui exercer dans le secteur privé, avec tous les avantages financiers que leur procurent les cliniques privées.

Selon des estimations officielles, le pays compte 9.000 médecins, 500 pharmaciens, 10.000 paramédicaux et techniciens spécialisés de santé pour une population de plus de 35 millions d'habitants. Trop peu!!

En se référant au dernier  rapport de L'OMS, le Maroc compte 6,1 médecins pour 10 000 habitants, 9 infirmières et sages-femmes, 1,4 dentiste et 2,7 pharmaciens pour ce même nombre d'habitants.

Le pays est loin de répondre au standard de l’OMS fixé à 1 médecin pour 650 habitants pour les médecins par exemple.

Ces chiffres qui expliquent malheureusement la fermeture des dizaines de centres de santé et de dispensaires dans le rural et les régions des montagnes par manque d’encadrement médical, de médicaments et d’ambulances mais aussi par manque de motivations de ces professionnels par des indemnités et des logements dans ces régions lointaines.


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Le bureau régional du Syndicat indépendant des médecins du secteur public de Casablanca  vient de tirer la sonnette d'alarme sur l’absence de matériel de stérilisation dans les services de l’hôpital régional Hassani, en particulier les urgences et la maternité. Selon les médecins, cette situation ne garantit pas la sécurité des patients.

Selon le président du Syndicat indépendant des médecins du secteur public de Casablanca, ce qui se passe dans l’hôpital régional Hassani à Casablanca est une affaire sérieuse qui nécessite l'intervention du ministère de la Santé car l’absence de matériel de stérilisation dans les services constitue une menace pour les patients  en particulier pour le SIDA et l'hépatite virale dont le pourcentage de transmission est devenu plus significatif.

En termes de prévention des risques de contamination en milieu de soins, le président du  Syndicat indépendant des médecins du secteur public de Casablanca affirme que le risque de transmission des maladies transmissibles par le sang à cet hôpital "existe " en particulier dans les services des urgences et de la maternité.

Le matériel est potentiellement un réservoir de micro-organismes et peut devenir une source de contamination. Le non-respect des procédures de désinfection et/ou de stérilisation est un acte dangereux.


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Depuis l'éclatement du scandale de détournement de fonds à hôpital Ibn Sina, à Rabat en septembre 2016, les personnes soupçonnées de ce détournement refusent de se présenter devant le tribunal de premier degré chargée des crimes financiers près la Cour d'appel de Raba malgré.

Selon une source proche du dossier, le tribunal sera obligé, devant ce refus à répétition, de procéder à une assignation à comparaître par voie d'intervention forcée.

C'est par hasard que cette affaire de détournement de fonds a été découverte à hôpital Ibn Sina, à Rabat.

En effet, lors d'un contrôle de routine dans la pharmacie, l'administration de l'hôpital été surprise de constater que des dispositifs médicaux, utilisés par le service de cardiologie, portent les mêmes numéros sur la liste d'entrée des produits achetés par l'hôpital

C'est suite à cela que la chambre criminelle de premier degré chargée des crimes financiers près la Cour d'appel de Rabat, qui a été saisi par le directeur de l'hôpital, avait ouvert ce dossier relatif aux détournements d'argent, mauvaise gestion de deniers publics et privés.

Le montant total de ce détournement de fonds s'élèverait à 8 millions de dirhams.

Les suspects sont un chirurgien cardiovasculaire, un ancien employé actuellement à la retraite, la directrice d'une entreprise en contrat avec l'hôpital, ainsi qu'un employé à domicile et le directeur d'une société spécialisée dans les appareils de santé.

L’hôpital Ibn Sina n’est pas le seul qui connait une mauvaise gestion, la situation dans les autres hôpitaux du Royaume est loin d’être idéale et de nombreux scandales secouent leur actualité. Beaucoup de centres hospitaliers sont incapables d’accueillir leurs patients et de leur accorder la totalité des soins dont ils ont besoin.


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Pour enrayer la hausse des impayés  des responsables marocains fortunés qui se rendent en France pour se faire soigner, les hôpitaux français ont décidé d'adopter une nouvelle mesure pour la prise en charge des patients marocains,  en raison du montant de la dette accumulée.
Les hôpitaux français  ont commencé à fournir les noms des patients qui ne réglaient pas leur ardoise pour les empêcher d'avoir accès au visa pour se rendre en France. Selon les hôpitaux parisiens, il n'est plus possible  pour un  marocain de se faire hospitaliser  à Paris ou dans d'autres villes françaises avant de payer ou de fournir une déclaration de sa capacité de payer.  C'est  un droit pour tout hôpital français de déterminer le devis tarifaire de l'hospitalisation pour les patients marocains non-bénéficiaires de la couverture sociale.

Les hôpitaux  ont commencé à informer  les consulats français des mauvais payeurs pour éviter d'attribuer des visas d'entrée en France pour ces personnes.

 Un nouveau dispositif sera mis en place par les hôpitaux français dans le but,  de se positionner dans le domaine du tourisme médical dont la France espère récolter des milliards d'euros,  et  aussi à l'égard  des patients marocains  et les étrangers non-résidents en France, qui   devront  tout d'abord  payer d'avance, selon un devis calculé sur la base des prestations, sauf en cas d'urgence.

Il convient de rappeler que les sommes non recouvrées par les hôpitaux de l'AP-HP auprès de patients, français ou non, résidant à l'étranger, ou de leurs assureurs, s'élevaient à 118,6 millions d'euros au 15 novembre 2014. Ce chiffre, rapporté par la direction en Commission médicale d'établissement (CME), équivaut à plus du double du déficit du compte principal (activités de soins) de l'AP-HP, soit 49 millions d'euros en 2014.

Parmi les pays les plus redevables, l'Algérie arrivait en tête, avec 31,6 millions d'euros, suivie par le Maroc (11 millions), les Etats-Unis (5,7 millions), la Belgique (4,9 millions), la Tunisie (4,7 millions) et l'Italie (4,1 millions).