Covid19

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Dans le cadre de la mise à jour continue du plan national de veille et de riposte à l’épidémie Covid-19 et, ce compte tenu de la situation épidémiologique actuelle, les procédures techniques de prise en charge des cas d’infection au Sars-Cov-2 et de leurs contacts, ainsi que la stratégie de dépistage ont été actualisées par le ministère de la santé.

Voici le nouveau protocole de prise en charge des cas Covid-19 au Maroc :

1. Prise en charge du cas possible

Voies de détection d'un cas possible de Covid-19 :

  • Consultation au niveau d'une structure de soins publique ou privée ;   Suivi des contacts ; o Activités de dépistage ;
  • Appel téléphonique : Allo veille, allo 141 et allo 300.

Lieu de prise en charge : De règle, au niveau de structures hospitalières, conventionnelles ou non conventionnelles.

Démarrage de la prise en charge : En présence d'un tableau radio-clinique très évocateur de Covid-19, démarrer le traitement sans délai et après bilan pré-thérapeutique, puis faire un prélèvement pour confirmation virologique.

2. Prise en charge du cas confirmé ou probable

  • Les cas symptomatiques sont impérativement pris en charge en milieu hospitalier et mis sous traitement de 1ère intention pendant une durée de 10 jours ;
  • Les cas asymptomatiques sont mis sous traitement de 1ère intention pendant une durée de 7 jours :
  • Les cas sont pris en charge à domicile (voir annexe) en l'absence de facteurs de risque, avec un isolement durant les 7 jours de traitement et 7 jours supplémentaires, soit un total de 14 jours d'isolement ; o Un suivi médical rigoureux de l'état de santé doit être assuré, afin de détecter précocement tout signe d'aggravation ou effet indésirable du traitement.

3. Critères de guérison

  • Pour un cas asymptomatique : La guérison ne peut être évoquée qu'à l'issue des 07 jours de traitement, sans l'apparition du moindre symptôme évocateur de la maladie ; 
  • Pour un cas symptomatique (probable ou confirmé) : La guérison est déclarée à l'issue de la période de traitement de 10 jours, en plus des deux critères suivants :
  • Nette amélioration clinique, avec une apyrexie pendant 3 jours consécutifs ; 
  • Normalisation du bilan biologique

4. prise en charge en post-guérison

  • Le patient doit compléter le confinement pour une durée de 14 jours après le début de la prise en charge (les 14 jours incluent la période d'hospitalisation) ;
  • Durant le confinement, le patient guéri doit observer scrupuleusement les mesures suivantes :
  • Isolement à domicile dans une chambre individuelle ;
  • Port d'un masque chirurgical en présence d'une tierce personne ;
  • Respect des règles d'hygiène individuelle, y compris la désinfection des selles à l'eau de javel au moins 10 minutes avant nettoyage ;
  • A l'apparition de tout signe, se présenter à la structure de prise en charge la plus proche tout en spécifiant que le patient a été COVID-19 positif.

5. Suivi de pharmacovigilance

Tout patient bénéficiant d'un traitement de première ou de deuxième intention doit bénéficier d'une surveillance active des effets indésirables, selon les normes de pharmacovigilance, en utilisant la fiche en vigueur.

6. Protocole thérapeutique

Traitement de première intention : Chloroquine 500 mg X 2/j, pendant 7 jours ou

Sulfate d'hydroxychloroquine 200 X3/j pendant 7 jours en association avec l'Azithromycine 500 mg à JI, puis 250 mg /jour de J2 àJ7.

Traitement de deuxième intention : Association Lopinavir/Ritonavir : 400mg X 2 par jour pendant 7 jours.

Antibiothérapie : Non systématique, indiquée si surinfection bactérienne : Amoxicilline + acide clavulanique, 3g par jour Ou Moxifloxacine 400mg/j en une seule Ou Levofloxacione 500 mg/j en une seule prise

Nébulisation : à utiliser si besoin, avec les précautions nécessaires en matière de prévention des infections liées aux soins.

 Héparine à bas poids moléculaire, si alitement

Avant le démarrage du traitement, il est nécessaire de réaliser un bilan minimum qui comprend les examens suivants : NFS, CRP, Glycémie, urée, créatininémie, transaminases, ECG, Radiographie thoracique.

7. Critères de transfert en réanimation :

Le transfert en réanimation se fait devant l'un des critères suivants :  

  • Troubles neurologiques : les troubles de la conscience ;
  • Polypnée : FR> ou égale à 30 cycles par min ;
  • TA systolique <90 mmHg ;
  • Fréquence cardiaque : >120 bat/min ;
  • Saturation en oxygène <92 % sous 41/min d'02.

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Conformément aux hautes instructions royales, l'hôpital universitaire international Cheikh Khalifa et le laboratoire national de référence relevant de l'Université Mohammed VI des Sciences de la Santé, mettent à la disposition des entreprises souhaitant procéder au dépistage de masse de leurs collaborateurs, leurs équipes et leur savoir-faire pour les accompagner dans cette démarche.

Ainsi, nous proposons aux entreprises intéressées un panel complet de tests de dépistage COVID-19, comprenant le diagnostic de référence par PCR ainsi que la sérologie à titre complémentaire. Notre prestation inclut par ailleurs toute la logistique nécessaire au bon déroulement du dépistage et sa fiabilité, notamment le déplacement dans les locaux des entreprises d'une équipe dûment qualifiée et expérimentée sous la supervision d'un médecin.

Nous rappelons par la présente que nous disposons d’une solide expérience en matière de dépistage avec des milliers de testes PCR effectués à ce jour en partenariat avec les pouvoirs publics. Ces tests sont réalisés grâce à des techniques de pointe et dans le respect le plus strict des normes de qualité et de bonnes pratiques et selon les meilleurs standards internationaux.

Dans la continuité de nos actions citoyennes face à cette pandémie, notamment le dépistage et la prise en charge gratuite des patients COVID 19 au sein de nos structures hospitalières depuis le début de la crise sanitaire, et en support aux entreprises désireuses de reprendre leur activité dans ce cotexte particulier, nous avons décidé d'appliquer une tarification unique et transparente à prix coûtant pour les tests de dépistage :

• Test PCR : 500 DH par collaborateur.

• Test sérologique : 100 DH par collaborateur. 

Les entreprises souhaitant bénéficier de ces prestations peuvent envoyer un mail à l'adresse: depistagecovid@hck.ma.

 

 


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Les hommes meurent deux fois plus que les femmes. L’association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques (AMMAIS) veut attirer l’attention par la voix de sa présidente, le Dr khadija Moussayer, sur le fait que la majorité des décès concerne les hommes.  Au total, ceux-ci ont  50 % de chance de plus de mourir que les femmes du coronavirus d'après une analyse menée dans 35 pays par Global Health 50/50 , un organisme  de recherche britannique. Un fait que l’on constate également au Maroc. Les causes en sont à la fois biologiques et comportementales

1/ Une meilleure réponse du système immunitaire féminin.

Ce constat  n'est pas nouveau en médecine. Les femmes ont des réponses immunitaires plus fortes et meurent moins de maladies infectieuses. En général, le corps des femmes repousse les envahisseurs bactériens et viraux plus rapidement que les hommes, et les vaccins fonctionnent également mieux pour les femmes.

Les hormones féminines, les œstrogènes, amplifient en effet le système immunitaire, tandis que les androgènes (comme la testostérone) et la progestérone ont tendance à le réfréner. Les chromosomes sexuels jouent également un rôle. Le chromosome  féminin, X, possède plus de gènes associés à la fonction immunitaire  et, comme les femmes ont deux chromosomes X alors que les hommes n'en ont qu'un, ces gènes sont plus nombreux à stimuler  la défense de l’organisme (même si normalement, un seul X reste complètement actif tandis que l’autre moins ou peu actif est qualifié de dormant). Les protéines détectant des virus tels que le Covid-19 sont en plus codées sur le chromosome X d’où une réponse immunitaire plus rapide.

Des études, chinoises en particulier, montrent par ailleurs  que le coronavirus infecte l’organisme en se liant à une protéine à la surface de nos cellules dénommée ACE2 (c’est plus précisément « l'enzyme de conversion de l'angiotensine», une substance au rôle primordial dans la régulation  de la tension artérielle). Or, ces protéines ont tendance à être plus élevées chez les hommes (surtout avec l’âge) que chez les femmes, ainsi que chez les patients atteints de maladies cardiovasculaires et de diabète. Ces protéines sont en particulier nombreuses dans la cavité nasale qui constitue de ce fait le point d’entrée principale de la pathologie. Elles sont également disséminées dans tout l’organisme, ce qui explique notamment que, dans les cas graves, on ait à faire face à une défaillance multi-organique (poumons, cœur, vaisseaux sanguins, reins, système nerveux…).

Pour se résumer, l’homme, plutôt âgé et/ou diabétique, hypertendu et obèse est par définition le sujet le plus menacé par des formes graves de la maladie.

2/ Des comportements à risque chez les hommes

Outre les aspects biologiques, les comportements plus « à risque » des hommes. ont un impact  sur les infections telles que les coronavirus. Ces excès sont bien connus : tabac, alcool, drogue…

Des études mettent aussi en avant une tendance « plus décontractée » des hommes  les poussant à moins adopter les comportements adéquats de prévention et d’hygiène recommandés.

3/ Le revers d’un système immunitaire performant : un risque plus fréquent d’être atteint d’une maladie auto-immune

On se doit de signaler que cette  réponse immunitaire  plus efficace chez les femmes face aux infections comme le coronavirus a une contrepartie, méconnue souvent au  Maroc : la propension à souffrir d’une maladie auto-immune. Rappelons que ce type de maladie correspond à une hyperactivité pathologique  où les cellules spécialisées (les globules blancs) et des substances, les anticorps, censées normalement protéger nos organes des infections, se trompent d’ennemi et se mettent à attaquer nos propres organes et cellules. Ces anticorps devenus nos ennemis s’appellent alors « auto-anticorps ». C’est en quelque sorte une auto-destruction de l’organisme. Ce sont les femmes qui sont concernées  dans près  de 75 % des cas par ces maladies. Une femme sur six est ou en sera atteinte au cours de sa vie !

Ainsi, parmi ces nombreuses maladies auto-immunes  : la proportion de femmes atteintes pour un seul homme est de 7 femmes/1homme dans la maladie de Basedow (Hyperthyroïdie), de 9f/1h pour le lupus,  de 2,5 f/1h pour la polyarthrite, de 2f/1h pour la sclérose en plaques …

Ces pathologies constituent un grave problème de santé publique par leur poids économique et humain : 3ème cause de morbidité  dans le monde après les maladies cardiovasculaires et les cancers, elles touchent en effet environ 10 % de la population mondiale et occupent le troisième poste du budget de la santé dans la plupart des pays.

L’épidémie de coronavirus ne doit pas nous faire oublier à cette occasion ce fardeau féminin que constituent les maladies auto-immunes.


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L’association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques (AMMAIS) veut attirer l’attention par la voix de sa présidente, le Dr khadija Moussayer, sur les risques physiologiques d’un confinement prolongé. Ce dernier est primordial et nécessaire  pour lutter contre la propagation du coronavirus au Maroc mais il impose à notre mode de vie habituel des contraintes aux conséquences parfois néfaste sur notre santé physique et mentale : activité physique réduite, sommeil perturbé, angoisses de contracter la maladie, tentation de se réfugier dans la nourriture ou devant les écrans… Tout ceci constitue un véritable problème de santé publique car, si nous n’y prêtons pas assez attention, nous risquons qu’une partie de la population ne sorte durablement affaiblie de cette épreuve.

1/ Le confinement un facteur d’affaiblissement potentiel de notre santé

Du fait du stress, on est exposé en premier lieu à l'anxiété source d’irritabilité, de risques de violences et même de dépression en cas  de  fragilité mentale.

Par ailleurs, notre rythme quotidien habituel est structuré par notre activité professionnelle qui nous impose des horaires de lever et de coucher, qui nous permet une exposition à la lumière de jour, etc. ; cette rupture peut perturber notre horloge biologique et nuire à la qualité de notre sommeil, voire provoquer des insomnies, aggravée de surcroit par une augmentation du temps passé devant les écrans.

Et surtout, le confinement augmente l’inactivité physique et donc la sédentarité, ce qui, selon l'OMS, double déjà, en temps normal, les risques de maladies cardiovasculaires, de diabète, d'obésité et augmente ceux de cancer du colon, d'hypertension artérielle, d'ostéoporose, de troubles lipidiques, de dépression et d'anxiété, renforçant ainsi toutes les causes de mortalité.

Cette sédentarité a en effet un impact direct sur nos muscles en induisant une perte de la masse musculaire et une plus grande fatigabilité musculaire. Cette perte a même été mesurée par l’Académie nationale de médecine française : elle est de 3,5 % à 5 jours d’inactivité musculaire, de 8 % à 14 jours, de 0,4 %/j sur 3-4 semaines. 

Bien plus, cet affaiblissement musculaire est évalué à 9 et 23% après 5 et 14 jours pour les membres inférieurs.

Si cette situation est réversible sans difficulté pour les personnes jeunes, elle a des conséquences majeures chez les personnes âgées, à l’origine de chutes et de fractures avec un risque de perte d'autonomie. En effet, l’inactivité affecte le flux d’informations vers le cerveau, réduisant la commande motrice de nos muscles, ce qui va encore augmenter la fonte musculaire, soit un cercle vicieux dont il faut prévenir l’installation. Une situation de confinement de 4 à 6 semaines est d’ailleurs souvent une cause d’amyotrophie (atrophie musculaire) et de déconditionnement musculaire délétères pour la santé de beaucoup de nos seniors.

Le confinement expose aussi à un risque nutritionnel qui se surajoute à la réduction de l’activité physique. Consommer plus d’aliments sucrés et grignoter davantage provoquent des prises de poids : une réduction  de 10 000 pas/jour à 1 500 pas, pendant 14 jours, augmente de 7% le volume du tissu graisseux abdominal profond chez des adultes indemnes de toute pathologie !

Attention aussi aux enfants et adolescents, le grignotage devant les écrans, à longueur de journées, constitue un facteur de risque indéniable de surpoids et d’obésité, parfois irréversible !

2/ L’accentuation de certaines maladies pendant le confinement

Dans cette période de confinement, le risque de délaisser les soins chroniques est énorme, ce qui présente des conséquences néfastes sur l’équilibre de la maladie sous jacente. Par ailleurs, l’inactivité musculaire, conjointement au stockage d’énergie sous forme de graisse engendrent une diminution de la sensibilité à l’insuline et précipitent alors   des personnes (prédisposées génétiquement) dans le diabète.

N’oublions pas que les personnes qui souffrent d’une pathologie chronique telle l’insuffisance rénale, cardiaque, l’hypertension artérielle, une maladie respiratoire, ou  un surpoids  sont les plus vulnérables face au coronavirus. 

Le confinement dans son habitation accroît par ailleurs fortement les risques d’allergies à cause de polluants et d’allergènes souvent présents au domicile en trop grandes quantités. Pour les éviter, il convient en particulier de : privilégier pour le nettoyage les produits naturels (comme le savon) et ne pas abuser des produits ménagers industriels (l’eau de javel, c’est bien mais gare aux excès), ouvrir vos meubles (surtout en bois agglomérés qui contiennent souvent des produits chimiques nocifs), aérer le logement quotidiennement, battre et nettoyer les  tapis, car ils sont souvent allergènes, et laver les draps au minimum toutes les semaines.  Certains symptômes de l’allergie (gorge irritée, éternuements, gêne à respirer…) peuvent évoquer à tort malheureusement le Covid-19.

3/ Des dispositions à prendre pour éviter certains troubles

Pour limiter les effets de l’anxiété, il est recommandé  d'essayer de garder le rythme d'une vie normale, avec des horaires fixes de repas, de consacrer du temps pour des activités ludiques et récréatives et de suivre un emploi du temps établi de la journée, cela afin surtout de ne pas monopoliser son temps libre à l’écoute d’informations, toujours anxiogènes par nature, sur l’épidémie !

Pour parer aux conséquences de la sédentarité, il est conseillé de se lever toutes les 30 minutes au minimum pour marcher pendant 4 ou 5 mn et de faire des exercices de souplesse et de renforcement musculaire, au moins pendant 15 mn par jour : même dans un espace restreint, c’est un bon moyen de maintenir la masse musculaire. Cette activité physique a également un impact positif sur le sommeil et sur le moral en général.

Pour limiter les effets d’un déséquilibre nutritionnel, il est préférable de respecter des horaires de repas fixes, de cuisiner des produits bruts, de manger des légumes, des fruits et des légumineuses et de réduire un peu les quantités consommées. En effet, pendant un premier temps, estimé entre 5 et 8 jours de confinement, nous conservons le même niveau de consommation énergétique et un stockage du surplus énergétique sous forme de graisse va en découler. Passé la première semaine, une régulation se produit généralement  avec une perte de l’appétit qui se cale à peu près sur la dépense en énergie".

Pour faire face aux troubles de sommeil, il est recommandé  de garder un rythme précis, avec un horaire de lever identique, une durée de sommeil suffisante mais pas excessive (entre 7 et 8 heures), et d'être attentif à une  exposition à la lumière qui permet la production de la mélatonine (l’hormone du sommeil) par le cerveau.  Il est préconisé enfin  de ne pas rester éveillé (à traîner) au lit, de modérer sa consommation d'excitants et de se déconnecter des écrans une à deux heures avant le coucher ! Sachons d’ailleurs que les personnes passant plus de 7 h par jour en position assise devant un écran de télévision ont un risque de mortalité cardiovasculaire de l’ordre de 85 % plus élevé que celles passant moins d’1 h par jour devant la télévision !


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L’Association Marocaine des Maladies Auto-Immunes (AMMAIS), par la voix de sa présidente, le Dr Moussayer khadija, veut attirer l’attention sur le rôle primordial de la main dans la lutte contre le coronavirus.

Celle-ci est en effet devenue cet ami intime qui vous veut du mal par les temps actuels. Face à la pandémie du COVID-19, les recommandations de l’OMS sont claires : ne plus se toucher le visage, les zones des yeux, du nez et de la bouche étant les portes d’entrée du virus ; ou plus exactement ne pas le faire quand nos mains sont dans le voisinage d’autres personnes ou ont été au contact d’objets et de surfaces potentiellement contaminés et tant que nous ne les avons pas lavés méticuleusement après. Ce lavage permettrait de diminuer la contagion de 30 à 50%.

Cette recommandation apparaît plus facile à dire qu'à faire, tant ce réflexe est ancré en nous et que dans les faits, il est quasiment impossible de ne pas porter ses doigts à son visage. Il s’agit de gestes «réflexes» qui nous permettent d'interagir avec nous-mêmes et les autres, un geste régulateur de notre état d’esprit.

La gestuelle des mains est en effet par excellence le reflet de notre inconscient et de notre état d’esprit : 70 à 80% des aires cérébrales du cerveau sont d’ailleurs en lien avec ces deux organes.

Ce geste de se toucher (une micro-démangeaison le plus souvent) est le meilleur révélateur de notre état interne car il permet de réguler les émotions et d’évacuer les tensions. On a tendance à augmenter sa fréquence pour de multiples raisons lorsqu’on est anxieux, gêné ou stressé mais aussi lorsqu’on s’ennuie.

On l’accomplit aussi quand on ne ressent rien de particulier. Tout cela, sans que nous nous en rendions compte, la plupart du temps.

Ce phénomène est même « archaïque », venant de la nuit des temps et avant même la naissance : en 2013, des chercheurs britanniques ont découvert que les fœtus portent déjà la main à leur visage pour développer leur sens du toucher et également lorsque leur mère est dans une situation d’anxiété.

Une fois toutes les 2min30 en moyenne !

Ce mouvement est beaucoup plus fréquent qu’on ne le croit souvent. Une étude australienne en 2015 (confortée par une étude japonaise en 2019), réalisée sur un groupe de vingt-six étudiants, montrait qu’ils se touchaient, en moyenne, vingt-trois fois par heure, soit environ une fois toutes les 2min30. 44 % de ces contacts impliquaient une muqueuse (yeux, nez et bouche) et 56 % des zones non muqueuses. Parmi les contacts avec les muqueuses, 36 % concernaient la bouche, 31 % le nez, 27 % les yeux et 6 % une combinaison de ces trois zones.

Cette fréquence est très variable selon individus, certains se touchant machinalement jusqu’à… « trois mille fois par jour », indiquaient les agences régionales de santé françaises (ARS) dans un communiqué de novembre 2017 portant sur les gestes barrières pour se protéger du virus de la grippe.

Un changement de nos habitudes

Les experts du comportement expliquent souvent qu’il est nécessaire d’abord de prendre conscience des situations dans lesquelles nous portons nos mains à notre visage (fatigue, stress, ennui …) pour pouvoir se défaire ensuite de ce geste, intempestif actuellement surtout quand il est compulsif.

Cette prise de conscience ne suffit pas à le faire disparaître la plupart du temps. Si les habitudes mettent des années à s’implanter, il est vain de vouloir les arrêter d’un seul coup (surtout, quand on sait que les maghrébins sont par nature plutôt tactiles). Il vaut mieux prévoir d’en venir à bout avec le temps en essayant de réduire progressivement ce réflexe de cinq à deux ou trois fois par heure par exemple jusqu’à parvenir à le maîtriser complètement.

Il faut parallèlement développer de nouvelles habitudes de substitution, proches autant que possible des anciennes, mais sans risque. Se toucher l'arrière de la tête, plus éloignée des muqueuses, est par exemple une nouvelle attitude excellente.

Lorsqu’on ressent le désir de se démanger, on peut aussi par exemple serrer les poings, s’asseoir sur ses mains, appuyer ses paumes sur ses cuisses ou étirer les bras le long de son corps.

Certaines sources recommandent également la manipulation d’objets, qui permet d’occuper ses mains autrement : on peut ainsi se frotter le bout des doigts, tripoter un stylo ou presser une balle. Pour les personnes qui ont des habitudes tenaces, cette manipulation d’objets n’est pas aussi efficace que les gestes alternatifs (comme se gratter la tête) : certains peuvent en effet avoir tendance à la fois à jouer avec des objets par ennui et à porter la main au visage et/ou aux cheveux en cas de stress.

On le voit et on le sait, ce n’est pas simple de changer ses habitudes ! Il ne faut pas non plus verser dans la peur obsessionnelle de ce que l'on peut toucher ! Ce n'est pas la fin du monde que d’effectuer ce mouvement si on observe bien les autres gestes barrière.

Dr Moussayer khadija, spécialiste en médecine interne et en Gériatrie, présidente de l’Alliance des Maladies Rares au Maroc (AMRM), présidente de l’association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques (AMMAIS)


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Mélange équimolaire d’oxygène et de protoxyde d’azote (MEOPA): ANTASOL Ⓡ ,ENTONOX Ⓡ , KALINOX Ⓡ , OXYNOX Ⓡ et ACTYNOX Ⓡ

L’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé)  vient  d’envoyer une lettre d’information aux professionnels de santé sur les précautions d’emploi lors de l’administration du MEOPA aux patients Covid19.

1-Dans le cas de traitement par MEOPA d’un patient porteur du virus COVID-19 ou susceptible de l'être, il pourrait y avoir un risque de contamination du personnel soignant par le virus exhalé dans l’environnement immédiat du patient, en l’absence du respect des recommandations de bon usage.

2-Dans ce contexte, au delà des précautions déjà en place au sein des établissements (masque chirurgical ou FFP2, gants, lunettes, etc.) et en cas d’administration du MEOPA à un patient contaminé par le virus ou susceptible de l'être, les précautions suivantes, spécifiques de ce produit, sont à respecter :

1. Kit ballon à usage unique, fourni et habituellement utilisé SANS filtre

Ce kit ne doit être utilisé qu’après la pose obligatoire d’un filtre 0,22μ disposé entre le masque patient et le raccord d’arrivée du MEOPA à ce masque ;

Après usage, le kit masque et le filtre doivent être systématiquement jetés et mis dans le conteneur à déchets de soins à risques infectieux prévu à cet effet.

Fournisseurs de ce type de kit Usage Unique (UU) : Intersurgical, VBM et Teleflex.

2. Kits Prêt à l’emploi pour 15 utilisations (fournisseur Intersurgical) livrés avec 15 filtres 0,22μ

a. Kit ballon simple (*) :

- Utiliser un masque, ainsi qu’un filtre 0,22μ à usage unique ;

- Après usage, jeter le masque et le filtre systématiquement dans le conteneur à déchets de soins à risques infectieux prévu à cet effet ;

- Désinfecter après chaque utilisation, la partie réutilisable du kit (zone en plastique vert de la valve unidirectionnelle inspiration/expiration), ainsi que le ballon (avec des lingettes désinfectantes par exemple) ;

- Jeter le Kit après 15 utilisations : le kit sera jeté dans le conteneur à déchets de soins à risques infectieux prévu à cet effet.

b. Kit à usage odontologique (*) :

- Utiliser un masque, ainsi qu’un filtre 0,22μ à usage unique ;

- Après usage, jeter le masque et le filtre systématiquement dans le conteneur à déchets de soins à risques infectieux prévu à cet effet

- Désinfecter après chaque utilisation la partie réutilisable du kit (zone en plastique vert de la valve unidirectionnelle inspiration-expiration), le tuyau annelé entre le masque et le ballon lui-même (avec des lingettes désinfectantes par exemple) ;

- Jeter le Kit après 15 utilisations : le kit sera jeté dans le conteneur à déchets de soins à risques infectieux prévu à cet effet.

(*) : ne pas oublier de comptabiliser les 15 utilisations

3. Système Valve à la demande

Valve à la demande de CGE (fabrication Sabre) et BPR (distributeur Linde)

Compte-tenu de la difficulté de nettoyage et de décontamination de cette valve, l’utilisation de ce dispositif n’est pas recommandée dans le contexte actuel de la pandémie Covid-19 .

Si toutefois, les établissements souhaitent la mettre en oeuvre, elle devra être utilisée avec la pose obligatoire d’un filtre 0,22μ à usage unique, posé entre le masque et la valve d’expiration Après usage, jeter le masque et le filtre systématiquement dans le conteneur à déchets de soins à risques infectieux prévu à cet effet.

4. Système Accutron (utilisé pour les actes dentaires)

a. Sans filtre, les gaz expirés par le patient sont non filtrés et récupérés par l’aspiration dont est équipé le fauteuil ;

b. Le rejet final des gaz expirés se fait en sortie de pompe d’aspiration.

Compte tenu de ces données, l’utilisation de ce dispositif n’est pas non plus recommandée dans le contexte actuel de la pandémie Covid-19

Cette information destinée aux pharmaciens hospitaliers, aux SMUR et ambulances de pompiers médicalisées, aux dentistes, aux personnels soignants et médecins utilisateurs.


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L’association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques (AMMAIS), par la voix de sa présidente, le Dr Moussayer Khadija, spécialiste en médecine interne, veut attirer l’attention sur les dangers de la mauvaise utilisation des masques,  malheureusement quasi générale encore actuellement dans la population marocaine, faute d’y être bien habituée.

Ce phénomène dangereux d'illusion protectrice accroît  en fait le risque de propagation du virus,  d'où la nécessité d'un effort pédagogique. Il est vrai que le port correct du masque est très contraignant.

Le port de masques est  en effet utile car il réduit quelque peu la quantité de particules expirée par des sujets contaminés. Les autorités ont eu raison certainement de le rendre obligatoire au Maroc pour nous donner  cette culture de la prévention qu’ont bien intégrée déjà les populations asiatiques.

Mais attention, il faut bien avoir en tête que si vous avez un masque, ce n’est pas pour vous protéger, c’est pour protéger les autres. Le virus passe en effet par tous les masques, sauf les masques médicaux FFP2.

Il n’a en fait  d’efficacité que s’il complète les autres gestes barrières :

  • Lavage des mains régulier ;
  • Distance de 1 mètre entre les personnes ;
  • Confinement.

Le danger est que le masque apparaisse aux yeux de la population comme une garantie contre le coronavirus – un « faux sentiment de sécurité »,  et qu’on abandonne  quelque peu ces autres mesures de précaution

De plus, avoir un masque, même non médical et  artisanal, c’est bien, l’utiliser correctement, c’est mieux.

Le masque sous le menton ou qui pend à l’oreille, le temps de discuter avec quelqu’un, puis remis après avoir été manipulé dans tous les sens : voilà ce qu’il ne faut pas faire. Pour être efficace, un masque doit en effet rester en place, et être touché le moins possible.

. Voici un rappel de quelques conseils :

  • Avant de le mettre, il faut se laver les mains à l’eau et au savon, (en frottant pendant 30 secondes,  sans oublier les ongles, les pouces, le dos des mains et les poignets) pour ne pas le contaminer soi-même si on déjà porteur du virus ;
  • Une fois le masque en place, on ne doit plus y toucher tant qu’on le porte, car les mains pourraient le contaminer, ou inversement, le masque pourrait contaminer les mains.
  • Si vous l’enlevez, vous ne devez pas le remettre, mais en utiliser un autre, neuf, après s’être de nouveau lavé les mains.
  • il ne doit pas être gardé trop longtemps (de 1 h à 4 H au maximum)  et il faut en changer plusieurs fois, si besoin est : un masque s’humidifie rapidement sous l’effet de la respiration ou de la transpiration et dès qu’il est mouillé, il n’est plus efficace,
  • Le masque non médical et artisanal doit être lavé (à 60 % pendant 30 mn pour plus de sûreté) avant toute réutilisation,