Sècheresse des yeux

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Sècheresse des yeux

Sècheresse des yeux

La sécheresse oculaire ou syndrome de l'oeil sec est une déficience chronique de larmes. Ce trouble, généralement bénin, n’a pas d’influence sur la vision mais provoque un inconfort oculaire

 

Causes

- L’âge : La sécheresse oculaire est assez fréquemment observée chez les personnes de plus de 60 ans. La cause en est la dégénérescence progressive des glandes lacrymales, qui ne fournissent plus assez de larmes, ou, si la quantité est convenable, des larmes de mauvaise qualité. (Voir Test de Schirmer & Composition du film lacrymal).

- L’usage de médicaments (sécheresse iatrogène) : Certains médicaments, en particulier les antidépresseurs, antihypertenseurs et antihistaminiques peuvent tarir les sécrétions et engendrer une sécheresse de l’ensemble des muqueuses. En règle générale, les notices de ces médicaments le mentionnent.

- Le travail sur écran : Le travail prolongé sur les écrans d’ordinateur est un facteur de risque bien connu, notamment lorsque la tâche requiert une attention et une concentration particulière, car le sujet à tendance à moins cligner des yeux, ce qui fragilise peu à peu la qualité du film lacrymal.

- La chirurgie réfractive (Lasik) : suite à un traitement laser, il survient souvent une sécheresse transitoire qui peut durer de 6 à 12 mois.

- L’environnement : la pollution atmosphérique, la poussière, la fumée peuvent modifier le pH du film lacrymal et ainsi entraîner une sécheresse oculaire.

- Le syndrome de Gougerot-Sjögren (SGS) : c’est une affection inflammatoire chronique caractérisée par une sécheresse oculaire et buccale sévère.

symptômes 

Les signes/symptômes courants sont: sensation de brûlure, de démangeaisons, de piqûre et d'inconfort dans les yeux; parfois, une impression de brûlure ou de présence d'un corps étranger dans l'œil. Les symptômes de l'œil sec peuvent quelquefois être plus marqués au réveil. D'autres personnes auront l'œil anormalement humide. C'est là un réflexe naturel pour contrer un œil sec. 

Diagnostic

Test de Shirmer

Le test de Schirmer consiste à positionner une bandelette de papier filtre sur la paupière inférieur. Après 5 minutes on mesure la longueur de la zone humide. La valeur reconnue comme seuil est discutée. Elle se place de 5 mm à 15 mm. Au-delà de 20 mm la sécrétion est considérée comme normale.

TBUT

Le Tear Break Up Time (TBUT) est la mesure du temps de rupture du film lacrymal. C'est-à-dire que l'on observe à la lampe à fente la durée durant laquelle le film lacrymal parvient à recouvrir de manière homogène et cohérente la surface oculaire. Un TBUT normal est considéré comme supérieur ou égal à 15 secondes. C’est le test le plus fréquemment pratiqué par le praticien de par sa rapidité d’exécution et sa simplicité. Il n’est pas rare d’obtenir des résultats contradictoires entre les tests de Schirmer et le TBUT. En effet, un patient peut avoir un Schirmer faible (signe de sécheresse oculaire) et un TBUT normal.

Test à la fluorescéine

Il s'agit d'instiller une faible quantité de fluorescéine dans le cul de sac de l'œil. Cette dernière se fixera sur les cellules abimées de l’épithélium. Plus la coloration est importante, plus le syndrome sec est important.

Test TearLab

Le test d'osmolarité TearLab est le dernier né des tests pour la détection de la sécheresse oculaire. Il est basé sur la mesure de l’osmolarité qui est la concentration en salinité des larmes3. Il permet de déterminer avec plus de précision que les tests « habituels » la présence ou non de la sécheresse oculaire et d’en déterminer la sévérité, notamment pour les cas précoces et asymptomatiques. Le praticien vient collecter 50 µL de larmes dans le cul de sac à l’aide une tête de prélèvement. La mesure se fait en 1 à 5 secondes. La mesure de l'osmolarité du film lacrymal pourrait bien être le test objectif le plus important pour le diagnostic de l'œil sec3.

Traitement

  • Larmes artificielles. Le mieux est d'utiliser des collyres sans conservateur à dose unique, type sérumphysiologique, dans la journée. On peut également utiliser des gels à base de carbomère ou d'acide hyaluronique dont l'action est un peu plus prolongée que celle des larmes. Le problème mineur qu'il entraîne est une vision un peu floue dans les premières minutes après l'application du produit. Il faut, là encore, privilégier les gels unidoses sans conservateur.
  • Une technique consiste à boucher les canaux de résorption des larmes, soit avec des tout petits bouchons en silicone ou une cautérisation au laser.
  • De nouveaux produits à base de ciclosporine sont également en cours de développement, tel qu'un produit à base de cyclosporine.
  • L'humidification de la pièce est un très bon moyen palliatif. De la même façon, s'obliger à cligner souvent de l'œil, en particulier en cas de travail sur ordinateur est une nécessité.
  • Le maquillage des yeux doit être limité au maximum. De même, le port de lunettes de soleil est absolument indispensable.
  • Les conditions climatiques sèches, le séjour dans des pièces climatisées (donc sèches) et les vols long courriers doivent faire augmenter considérablement la quantité de larmes artificielles.
  • Produits à base de pilocarpine permettant de diminuer les problèmes articulaires et neurologiques.
  • Les autres traitements dépendent de la cause initiale.

Source : Revue des Maladies de A à Z 

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