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Opticiens et ophtalmologistes du Maroc : le grand malentendu

Dans une lettre adressée au chef du gouvernement la semaine dernière, le Syndicat national des ophtalmologistes libéraux du Maroc s’insurge contre le projet de loi 45-13 .

Le Syndicat estime que ce projet de loi relatif à la définition et aux conditions de travail des professions paramédicales, actuellement à la deuxième Chambre du Parlement, est une "autorisation à l’exercice illégal de la médecine".

Dans ce projet, c’est l’article 6 consacré aux opticiens lunetiers qui engendre polémiques et controverses. Selon cet article de loi:

  • L'opticien lunetier délivre au public des articles d'optiques destinés à corriger ou à protéger la vue.
  • Préalablement à leur délivrance, il réalise l'adaptation et l'ajustage desdits articles au moyen d'instruments de contrôle nécessaire.
  • Il délivre les produits d'entretien et de conservation des lunettes et de lentilles de contact ainsi que les produits de leur humidification.

Toutefois, l'opticien lunetier ne peut délivrer aucun dispositif médical d'optique sans prescription médicale dans les cas suivants :

1) Pour les sujets de moins de 16 ans ;

2) L'acuité visuelle inférieure ou égale à 6/10 après correction ;

3) Amétropies fortes ;

4) Presbyties en discordance avec l'âge.

C’est le premier aliéna de cet article qui inquiète les ophtalmologistes qui considèrent "que mettre entre les mains des opticiens, sans aucune attribution médicale professionnelle, la santé du citoyen est un non sens total et une grande violation de la loi 131-13 qui établit minutieusement les règles de l’exercice médical".

Les opticiens, quant à eux, soulignent qu’ils n’ont pas enfreint la loi en respectant à la lettre ce que stipule le dahir de 1954 et rappellent à ce sujet que l’article 5 de la loi en vigueur ne leur interdit de mesurer l’acuité visuelle que dans certains cas.

Il est à noter que l’article 6 de ce projet de loi  reproduit des portions de dispositions de l’article 5 du dahir de 1954.

Il est à rappeler aussi qu’en France, différentes mesures ont été prises dont l’objectif d’améliorer l’efficience des opticiens et réduire les délais de rendez-vous chez les ophtalmologistes telles que l’allongent de la durée d'adaptation des prescriptions, l’instauration de  la possibilité de délivrer un équipement sans ordonnance en cas de perte ou de bris de verres correcteurs et lorsqu’une urgence est constatée.