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Le cerveau programmé pour être optimiste ?

Notre cerveau serait programmé pour accorder plus d’importance aux bonne nouvelles qu’aux mauvaises. En psychologie cognitive, ce processus est appelé le biais d’optimisme. Pour expliquer ce phénomène, une équipe de recherche du Laboratoire de neurosciences cognitives de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) a mené plusieurs tests sur un groupe de volontaires afin de comprendre si "le biais d’optimisme " était uniquement lié à nos croyances ou s'il faisait partie de nos apprentissages les plus fondamentaux.

Iles chercheurs ont étudié le comportement d'un groupe de personnes engagées dans un processus d'apprentissage par essai et erreur qui consistait à faire un choix entre deux symboles associés à une récompense. Selon le choix du participant, ce dernier pouvait recevoir une "bonne nouvelle" (vous avez gagné 0,50 €), ne rien gagner ou recevoir une mauvaise nouvelle (vous avez perdu 0,50 €). Les participants accordent 50% plus d’importance en moyenne aux bonnes nouvelles qu’aux mauvaises.

Les chercheurs ont constaté que le cerveau serait programmé pour accorder plus d’importance aux bonnes nouvelles qu’aux mauvaises. "Cette asymétrie fondamentale est supposée générer et nourrir ce biais et nous fait croire que nos perspectives futures sont, en moyenne, meilleures que celles des autres. Cela a notamment été mis en évidence chez de gros fumeurs qui sous-estiment leur risque de mortalité prématurée ou encore chez certaines femmes qui sous-estiment leur risque d'avoir un cancer du sein ".

D’après les résultats, publiés par la revue scientifique Nature Human Behaviour, notre cerveau aurait tendance à apprendre de manière asymétrique, en privilégiant les informations positives et en négligeant les négatives. Par conséquence, l’absence ou la surexpression du biais d’optimisme pourrait être en cause dans des psychopathologies comme la dépression ou l’addiction.

Source : Topsante.