Diabète de type 1

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Diabète de type 1

Diabète de type 1

Le diabète de type 1 était anciennement appelé diabète insulino-dépendant. Dans ce type de diabète, la fabrication d'insuline par le pancréas est quasi nulle.

L'apparition de ce diabète est le plus souvent rapide. Il se révèle par un amaigrissement malgré un appétit augmenté, accompagné d'une polyurie (urines abondantes) et d'une polydipsie (sensation de soif intense). Les examens de laboratoire révèlent une hyperglycémie (trop de glucose dans le sang) avec cétose (présence d'acétone dans le sang et les urines) et glycosurie (trop de glucose dans les urines).

Causes 

L’insuline est une hormone qui fait entrer le sucre dans les cellules et ainsi diminue la sucre circulant dans le sang. Au cours du diabète de type 1, les cellules pancréatiques fabriquant cettehormone sont partiellement ou totalement détruite provoquant un exces de sucre dans le sang par absence d’entrée dans les cellules.

L’origine de la défaillance du pancréas est à ce jour mal connue, plusieurs causes sont possibles. Le diabéte de type 1 survient sur un terrain génétique prédisposant avec déjà plus de 20 gènes identifiés. Par ailleurs, des facteurs environnementaux peuvent être impliqués comme certains virus mais leur identification est inconnue actuellement.

Symptômes 

L’apparition des symptômes est le plus souvent brutale dans lediabète de type 1 avec une triade de signes : amaigrissement, fatigue, soif importante (polydipsie) avec urines très fréquentes (polyurie).Des nausées et des vomissements peuvent également être présents. L’amaigrissement s’accompagne parfois paradoxalement d’une augmentation de l’absorption de nourriture.

L’augmentation des boissons est liée à la perte en eau et l’augmentation de la fréquence et du volume des urines (3-4 l/jour) est liée à la fuite de sucre dans les urines. Le diabète peut également se révéler à l’occasion d’une de ses complications appelée acidocétose avec déshydratation, respiration anormale, douleurs abdominales voire coma et décès. 

Personnes à risque

  • Les personnes ayant une prédisposition héréditaire (des antécédents familiaux). Lorsqu’un proche parent est atteint du diabète de type 1 (père, mère, frère ou soeur), le risque de l’avoir aussi oscille entre 5 % et 10 %. Chez de vrais jumeaux, lorsque l’un des deux est atteint, l’autre développe la maladie dans 30 % à 50 % des cas1 ;
  • Comme l'indiquent des études épidémiologiques, le diabète de type 1 est plus fréquent dans les populations qui vivent à distance de l’Équateur. Ainsi, en Finlande, la maladie est de 2 à 3 fois plus fréquente qu’aux États-Unis, et 400 fois plus qu’au Venezuela2. Unapport insuffisant en vitamine D, dont la fabrication dépend de l’exposition au soleil, pourrait expliquer en partie ce phénomène.

Facteurs de risque

Il n'y a pas de facteur de risque établi. Voici quelques hypothèses.

  • Lait de vache. La consommation précoce de lait de vache chez le nourrisson pourrait contribuer à l’apparition d’allergies et du diabète de type 1 chez les enfants ayant des antécédents familiaux de diabète3. Les autorités de santé publique conseillent d’ailleurs de ne pas donner de lait de vache aux nouveau-nés avant l’âge de 12 mois. Le diabète de type 1 est plus rare chez les individus qui ont été allaités ;
  • Introduction hâtive des céréales. Une introduction trop précoce des céréales (avant l’âge de 4 mois) pourrait contribuer à la maladie; ne pas en donner au bébé avant l’âge de 6 mois. Respecter l’âge recommandé pour l’introduction des aliments chez un bébé.
  • Infection virale. Une infection au virus Epstein-Barr, au virus Coxsackie ou au cytomégalovirus, par exemple, pourrait déclencher la réaction auto-immune contre le pancréas.

Diagnostic

Pour poser le diagnostic de diabète, un médecin vérifiera le taux de votre sucre sanguin. S'il se situe au-dessus d'un certain seuil, le diagnostic de diabète peut être confirmé.

À cette fin, le taux de sucre peut se mesurer par diverses méthodes :

  • une épreuve de glycémie à jeun (avant de manger le matin) ;
  • une épreuve de glycémie au hasard (effectuée à n'importe quel moment de la journée) ;
  • une épreuve de glycémie 2 heures après une charge glucidique standard.

Un taux de sucre sanguin au-dessus d'un certain seuil confirmera le diagnostic en fonction de la méthode choisie.

Traitement:

Les injections d’insuline constituent le seul traitement du diabète de type 1. Elles sont nécessaires pour compenser l’insuffisance de production du pancréas. La dose quotidienne d'insuline dépend de nombreux facteurs : âge, poids, puberté, ancienneté du diabète, répartition des apports alimentaires au long de la journée, niveau d'activité physique, habitudes de vie, autres maladies, etc. L’insuline est administrée en plusieurs injections (le « schéma de traitement») et ce schéma doit être réévalué régulièrement.

L’injection d’insuline peut être pratiquée avec une seringue et une aiguille, un stylo injecteur jetable ou non, ou une pompe qui diffuse en permanence de l’insuline sous la peau. Les injections doivent être alternées entre plusieurs endroits du corps pour éviter les réactions locales de la peau (bosses ou creux) qui peuvent diminuer l’absorption de l’insuline après l’injection.

Les insulines sont de plusieurs types selon la rapidité et la durée de leur action : rapides ou intermédiaires. Pour améliorer la rapidité ou la durée d’action des insulines, les laboratoires pharmaceutiques ont également créé des analogues de l’insuline qui peuvent être rapides, intermédiaires mais également lents. Un schéma de traitement peut associer ces différentes formes d’insuline. En France et dans l’Union européenne, pour éviter les confusions, toutes les insulines contiennent 100 UI (unités internationales) d’insuline par ml (millilitre) de produit.

Aucun des schémas de traitement par l’insuline utilisés ne reproduit exactement la physiologie normale (où la sécrétion d’insuline est déclenchée par le repas et adaptée à sa composition). Seuls les traitements par pompe permettent de s'en approcher, à condition que le patient surveille régulièrement sa glycémie.

    • Les principaux schémas de traitement utilisés dans le diabète de type 1 sont les suivants :
  • deux injections par jour d'un mélange d'insuline ou d’analogue d'action rapide et d'insuline d'action intermédiaire (« insuline prémélangée ») avant le petit déjeuner et le repas du soir.
  • trois injections par jour d’insuline prémélangée avant le petit déjeuner et le repas du soir, et une injection d’insuline d'action rapide (ou d’analogue rapide) avant le repas de midi. Dans ce schéma, l'insuline d'action intermédiaire du soir peut être décalée au moment du coucher pour mieux couvrir les besoins insuliniques de fin de nuit.
  • une injection d’insuline rapide (ou analogue rapide) avant chacun des principaux repas et une injection d’insuline d'action intermédiaire matin et soir ou d’un analogue lent une fois par jour, de préférence le soir au coucher.
  • les traitements à l’aide d’une pompe portable qui permet une injection sous-cutanée d’insuline régulière, fixe ou variable selon les horaires de la journée ou de la nuit, ainsi que des quantités plus importantes au moment des repas.

Ces schémas de traitement ont une efficacité similaire et chacun présente des avantages et des inconvénients. Le choix est fait en fonction des particularités et du mode de vie de chaque patient.

Chez les jeunes enfants, deux injections d'insuline par jour sont en général recommandées.

Insuline et compétition sportive

L'insuline est utilisée dans le cadre du dopage pour sa capacité à augmenter la production de facteurs de croissance par le corps. Elle facilite le développement des muscles et le transport du glucose à l’intérieur des cellules des muscles. L'insuline est inscrite sur la liste des produits dopants interdits pendant et en dehors des compétitions. Néanmoins, un sportif souffrant dediabète insulino-dépendant peut recevoir de l’insuline. Avant une compétition, il doit solliciter une Autorisation d’usage à des fins thérapeutiques (AUT) auprès du Comité d’usage à des fins thérapeutiques de sa Fédération internationale ou du Conseil de prévention et de lutte contre le dopage.

Les insulines rapides

Les insulines rapides se caractérisent par une durée d'action brève. Leurs effets se font sentir 35 à 60 minutes après l'injection, avec un pic d'action après 2 à 4 heures, et une durée d'action de 5 à 8 heures. Elles se présentent sous forme de flacons et de cartouches pour stylos injecteurs, et de stylos injecteurs préremplis jetables.

  • Insulines d'action rapide
    • ACTRAPID
    • ACTRAPID PENFILL
    • UMULINE RAPIDE cartouche
    • UMULINE RAPIDE flacon

Les analogues rapides de l'insuline

Les analogues rapides de l'insuline se caractérisent par une durée d'action très brève avec un début d'action 15 à 35 minutes après l'injection, un pic d'action 1 à 3 heures après, et une durée d'action de 3 à 5 heures. Ils se présentent sous les mêmes formes que les insulines rapides, et au même dosage.

  • Analogues de l'insuline d'action rapide
    • APIDRA cartouche et stylo
    • APIDRA flacon
    • HUMALOG cartouche et stylo
    • HUMALOG flacon

Les insulines de durée d'action intermédiaire

Les insulines de durée d'action intermédiaire sont également appelées insulines isophanes ou NPH (Neutre Protamine Hagedorn). Leurs effets se font sentir 2 à 4 heures après l'injection, avec un pic d'action 4 à 12 heures après, et une durée d'action de 12 à 24 heures.

  • Insulines d'action intermédiaire
    • INSULATARD 100 UI/ml flacon
    • INSULATARD cartouche et stylo
    • UMULINE NPH cartouche et stylo
    • UMULINE NPH flacon

Les insulines prémélangées

Les insulines prémélangées résultent d'un mélange en proportions variées d'insuline rapide (ou d'analogue rapide) et d'insuline de durée d'action intermédiaire. Sauf situation particulière, ces insulines prémélangées ne sont généralement pas prescrites chez l'enfant ou l'adolescent diabétique, car elles ne permettent pas de faire varier l'insuline rapide et l'insuline de durée d'action intermédiaire de façon séparée.

  • Analogues de l'insuline d'action intermédiaire à début d'action rapide
    • HUMALOG MIX cartouche et stylo
    • NOVOMIX
  • Insulines d'action intermédiaire à début d'action rapide
    • MIXTARD 30 100 UI/ml flacon
    • UMULINE PROFIL cartouche et stylo
    • UMULINE PROFIL flacon

Les analogues lents de l'insuline

Les analogues lents de l'insuline sont destinés à couvrir les besoins de base eninsuline et doivent être obligatoirement associés, avant le repas, à une injection d'insuline rapide ou d'analogue rapide pour couvrir les besoins en insulineprovoqués par la prise de nourriture. L'insuline glargine commence à agir 2 à 4 heures après l'injection et pour une durée de 24 heures. L'insuline détémir dispose d'une durée d'action qui peut atteindre, selon la dose administrée, 24 heures, ce qui permet une administration une ou deux fois par jour.

  • Analogues de l'insuline d'action lente
    • LANTUS cartouche et stylo
    • LANTUS flacon
    • LEVEMIR

Le glucagon

Le glucagon est un médicament d'urgence administré en cas de comahypoglycémique chez le diabétique de type 1. Injecté de préférence par voiesous-cutanée ou intramusculaire, il élève la glycémie au bout de dix minutes environ. Son action dure 30 à 60 minutes.

Liste des médicaments mise à jour : Jeudi, 19 Juin 2014

  • Hyperglycémiant : glucagon
    • GLUCAGEN

Les complications

Les complications liées au diabète ont une origine commune : une trop grande quantité de glucose dans le sang. Avec le temps, si le glucose dans le sang est trop souvent élevé, cela devient dommageable pour plusieurs organes du corps :

  • les reins (néphropathie);
  • les yeux (rétinopathie);
  • le système nerveux (neuropathie);
  • le cœur (infarctus) ;
  • les vaisseaux sanguins (hypertension, artériosclérose, etc.).

D’autres facteurs contribuent à l'apparition des complications : l'âge, l'hérédité, la durée du diabète et les habitudes de vie. Les complications du diabète peuvent modifier grandement la vie d'une personne diabétique. Un bon contrôle des glycémies permet de retarder et parfois même de limiter l'apparition des complications.

Source : Revue des Maladies de A à Z 

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