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Le mouvement de grogne chez les médecins ne se tarit pas. En effet, le Syndicat indépendant des médecins du secteur public (SIMSP) a lancé la quatrième phase de son programme de protestation contre la politique de santé du gouvernement. Cette phase débute par une série de prévue les 19, 22 et 23 novembre prochains dans tous les centres de santé du secteur public, à l’exception des services de réanimation et des urgences. Le Syndicat appelle également à une journée de deuil le 28 novembre prochain. Les médecins du service public seront tous vêtus d'une tenue noire. Le SIMSP compte procéder à une accélération de la collecte des listes des demandes de démission collective l’ensemble du territoire national en vue de les présenter au ministère de la santé.

Il est à noter que 130 médecins de la région Casablanca-Settat avaient présenté leur démission, suivant ainsi les pas d’une cinquantaine de leurs homologues exerçant dans la région de l’Oriental ainsi que d’une trentaine dans la province de Ouarzazate.

Les médecins déplorent le mutisme du gouvernement malgré les multiples manifestations et appels à la grève, le  dossier revendicatif n’a  pas bougé d’un pouce et les médecins menacent de démissionner et d'émigrer à l'étranger.

Pour rappel, les médecins du secteur public réclament, entre autres, l’application de l’accord du 21 décembre 2015, avec toutes ses composantes, notamment l’augmentation des salaires (être payé selon l’indice salarial 509) et des indemnités, ainsi que l’équivalence du doctorat en médecine avec le doctorat d’Etat des autres filières.


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Dans une escalade sans précédent contre le ministre de la Santé, Anas Doukkali, 130 médecins du secteur public de la région de Casablanca-Settat ont présenté une démission collective à la direction régionale du ministère de la Santé.

Dans une lettre adressée au ministère de la Santé, accompagnée de la liste complète des médecins démissionnaires, le Syndicat indépendant des médecins du secteur public (SIMSP). Déplore “la situation catastrophique” que connaît le secteur de la santé publique.

Selon un dirigeant régional du syndicat indépendant des médecins du secteur public, cette démarche de protestation s'inscrivait dans le contexte de la poursuite de la bataille de lutte et de l'escalade adoptée par le Conseil national et les syndicats.

Depuis un peu plus d’un an maintenant, les médecins du secteur public ont organisé de nombreuses formes de protestation: marches, grèves à répétition, sit-in, au niveau régional et national. En ce mois d’octobre, ils ont mené une grève le 11, puis organisé une semaine de la colère du 15 au 21. Vendredi 26 octobre.

Il est à noter qu’une cinquantaine de médecins du secteur public de la région d’Oujda et 30 de la région d'Ourzazet avaient présenté la semaine dernière une démission collective.

Les médecins déplorent le mutisme du gouvernement malgré les multiples manifestations et appels à la grève, le  dossier revendicatif n’a  pas bougé d’un pouce et les médecins menacent de démissionner et d'émigrer à l'étranger.

C’est la deuxième 

Pour rappel, les médecins du secteur public réclament, entre autres, l’application de l’accord du 21 décembre 2015, avec toutes ses composantes, notamment l’augmentation des salaires (être payé selon l’indice salarial 509) et des indemnités, ainsi que l’équivalence du doctorat en médecine avec le doctorat d’Etat des autres filières.


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Selon le syndicat national des conducteurs de taxi dans la région Casablanca-Settat, affilié à l’Union marocain du travail (UMT), des dizaines de conducteurs de taxis de Casablanca vont transporter gratuitement, chaque lundi entre 12 h et 17 h, les malades à la sortie de l’hôpital universitaire d’enfants Abderrahim Harouchi et du CHU Ibn Rochd de Casablanca vers leurs destinations finales. Une initiative citoyenne unique dans notre pays.

Selon le secrétaire général régional de ce syndicat, Seddik Bouzahra,  les conducteurs sont "parfaitement conscients du calvaire que représente le transport pour les malades, particulièrement aux heures de pointe, c'est-à-dire entre 12 h et 17 h".

Lancée sur Facebook, l’initiative a connu l’adhésion progressive des chauffeurs de taxi dont le nombre est passé de 20 à 80.

Selon des images diffusées sur Youtube, les malades semblaient agréablement surpris par ce geste encore inédit et souhaitent l’extension de cette opération dans tous les centres de santé du Maroc.

 


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Le ministre de la Santé,Anas Doukkali, compte écarter la gestion de la maintenance des équipements médicaux des établissements de santé par les sociétés privées. Ce service, qui représente une manne pour ces sociétés, est exploité depuis des années par ces dernières avec des  coûts exorbitants et des opérations de maintenance non contrôlées et très secrètes du fait de la propriété industrielle.

Le ministre a mis au point des mesures pour séparer les transactions publiques d'achat et d'acquisition de matériel médical (en particulier les scanners, les appareils de radiographie,  les dispositifs de dépistage sanguin ainsi que les appareils d'hémodialyse), des les transactions de  maintenance et de réparation, compte tenu des problèmes majeurs rencontrés par le secteur de la santé en raison de confusion entre deux disciplines. Cette confusion est bien entretenue par ces sociétés privées qui monopolisent le marché.

Selon des sources du ministère de la santé, les instituts de formation du ministère sont sur le point de lancer de nouveaux "modèles" pour créer un premier groupe de cadres et de techniciens qui seront chargés de la maintenance et des réparations des équipements médicaux à l'avenir et de préparer des rapports périodiques sur les équipements et les appareils disponibles dans les hôpitaux et les centres de santé.

La bonne gestion de la maintenance des équipements médicaux est un élément essentiel à la vie d’un établissement de santé, notamment dans le cadre de la continuité de fonctionnement des services. Elle a pour objectif de diminuer l'indisponibilité du matériel, d'augmenter sa durée de vie, de maîtriser son coût global et finalement d'améliorer le sécurit.


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Le Rapport annuel de la Cour des comptes au titre des années 2016 et 2017 qui vient d'être publié déplore l’absence de suivi et de contrôle de l’usage des médicaments et des dispositifs pharmaceutiques au niveau des services hospitaliers et une planification stratégique inadéquate.

Le rapport a relevé des contraintes et des problèmes au niveau de l’approvisionnement en médicaments, du suivi, du contrôle et de la rationalisation de leurs utilisations ainsi que d’autres problèmes liés aux locaux des pharmacies et à leurs équipements.

Les principales observations enregistrées ont concerné ce qui suit :

1-Difficultés d’approvisionnement en médicaments et autres produits pharmaceutiques :

Les centres hospitaliers s’approvisionnent en médicaments et en produits pharmaceutique soit par acquisition directe ou par le biais des dotations de la pharmacie centrale du ministère de la Santé, de la direction régionale ou de la délégation provinciale. Ils ont recours également à des échanges entre eux sans que ces opérations ne soient réglementairement encadrées. A cet effet, la Cour a relevé que les fournitures de la pharmacie centrale ne répondent pas toujours aux besoins des centres tant sur le plan quantitatif que qualitatif. De même, l’inadéquation entre les approvisionnements et les besoins conduit soit à des situations de ruptures de stocks en médicaments soit à des pertes, suite au non usage des médicaments et au dépassement de leurs délais de péremption.

Ainsi, à titre d’exemple, des ruptures récurrentes en médicaments ont été relevées au niveau de l’hôpital Mohammed V de Tanger, alors même que le reste à livrer par le ministère s’élevait à 14.709.180,00 DHS.

Aussi, au niveau du centre hospitalier préfectoral el Jadida, le montant correspondant aux médicaments périmés sur la période 2011-2015 a atteint 1.755.069,12 DHS. En parallèle, le centre a connu pour la même période des situations de rupture de certains médicaments et dispositifs médicaux qui ont parfois duré près d’une année. Pour faire face à cette situation, le centre a effectué, durant la période 2011-2015, des échanges de produits en recevant l’équivalent de 1.635.524,00 DHS en produits et dispositifs médicaux, ainsi qu’en transférant à d’autres établissements l’équivalent de 731.012,00 DHS.

De même, au niveau du centre hospitalier régional de Marrakech, il a été relevé une différence entre les besoins réels et les besoins exprimés. Ainsi, pour l’année 2016, l’hôpital a exprimé un besoin de 16.638.800 DHS, et le ministère s’est engagé à fournir l’équivalent de 8.377.474,00 DHS, alors que la consommation annuelle de l’hôpital n’a pas dépassé 5.810.663,90 DHS.

2-Absence de suivi et de contrôle de l’usage des médicaments et des dispositifs pharmaceutiques au niveau des services hospitaliers :

Les services cliniques ne tiennent pas des fiches leur permettant de suivre leurs approvisionnements et leurs consommations en médicament.

D’autant plus, les responsables des pharmacies hospitalières ne disposent d’aucun moyen pour le suivi de l’usage des médicaments par les services.

De ce fait, les médicaments ne sont pas inclus dans la facturation des prestations de l’hôpital.

D’un autre côté, au niveau du centre hospitalier régional de Marrakech, la

Cour a relevé que certains services hospitaliers gèrent les médicaments sans intervention de la pharmacie de l’hôpital, et ce, en violation des dispositions de l’article 34 du règlement intérieur des hôpitaux. Il s’agit du service des maladies contagieuses qui gère ses médicaments en dehors du circuit de la pharmacie hospitalière, ainsi que du service de pédiatrie qui, depuis l’année 2000, reçoit des dons qui ne transitent pas par la pharmacie de l’hôpital.

Aussi, au niveau du même centre, il a été constaté que la pharmacie est gérée par un infirmier, et ce, en violation des dispositions du code des médicaments et de la pharmacie, notamment, son article 69, de l’article 34 du règlement intérieur des hôpitaux et de la circulaire du ministre de la Santé du 24 mai 2005 sur les attributions des pharmaciens hospitaliers.

En outre, au niveau du centre hospitalier de Meknès, il a été observé une insuffisance en solutions informatiques de gestion. En effet, le suivi des médicaments se fait manuellement sur des fiches de stocks qui sont périodiquement reprises sur un tableur (Excel). Ainsi, la traçabilité des médicaments et des dispositifs médicaux se perd une fois ses derniers sont livrés aux services hospitaliers, et de ce fait, la pharmacie ne joue aucun rôle en matière de contrôle et de suivi de la consommation des médicaments et des dispositifs médicaux.

3-Problèmes liés aux locaux de la pharmacie et à leurs équipements :

Les pharmacies des centres hospitaliers connaissent des problèmes liés à leurs locaux et à leurs équipements, qui entrainent des conditions de stockage des médicaments et des dispositifs médicaux contraires aux normes en vigueur, ainsi qu’un environnement de travail inadéquat pour le personnel.

A cet égard, il a été constaté, au niveau du centre hospitalier préfectoral d’El Jadida, que la pharmacie est située au sous-sol, et qu’elle ne dispose pas d’une surface suffisante pour le stockage. D’autres locaux sont par conséquent été utilisés à cette fin, tels que le local adjacent à la morgue et la pharmacie de la maternité, sachant que ces locaux ne répondent pas aux normes requises. De même, la pharmacie ne dispose pas d’un système automatisé de contrôle de la température à même de garantir les conditions de stockage en dehors des horaires administratifs.

Aussi, au niveau de l’hôpital Mohammed V de Tanger, il a été relevé que la pharmacie ne dispose pas de commodités sanitaires, et connait des écoulements d’eaux usées. De plus, en raison de l’emplacement de la pharmacie, les inondations de fin 2014 début 2015 ont occasionné une perte de médicaments et de dispositifs médicaux.

En outre, au centre hospitalier régional de Marrakech, et par insuffisance des superficies de stockage, huit locaux ont été exploités comme entrepôt.

Il s’agit du siège de la pharmacie, du sous-sol de l’hôpital, d’un Riad, d’une habitation située dans l’enceinte de l’hôpital, d’une pièce au service de cardiologie, du bureau du directeur et d’une pièce adjacente au service d’admission. De ce fait, les médicaments stockés sont par conséquent entreposés dans des conditions de température et d’humidité élevées, particulièrement, au niveau du Riad, de l’habitation et du sous-sol. Ce dernier connait en outre des écoulements d’eaux usées qui ont endommagé une grande quantité de médicaments et de dispositifs médicaux.

Par ailleurs, au niveau du centre hospitalier préfectoral de Meknès, les pertes en médicaments liés directement à l’état des locaux de la pharmacie, pour la période 2012-2015, ont été estimées à 1.341.700,00 DHS par les services de la pharmacie.


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En raison de ses demandes d’ouverture d’une enquête sur la disparition d’une importante quantité d’insulines, Saloua AMJARKO, médecin chef du centre de sante la Villette à Casablanca a été démise de ses fonctions la semaine dernière par Anas Doukkali, ministre de la santé.

Selon le ministère de la santé, ce médecin a failli à ses obligations  mais les syndicats de la santé crient au scandale et entrent en scène dans cette affaire.

 Selon les syndicalistes, "cette décision est intervenue immédiatement après que ce médecin ait envoyé plusieurs lettres au délégué, y compris aux journalistes pour ouvrir une enquête sur la disparition de l'insuline. Et au lieu d'ouvrir une enquête, le ministère de la Santé a signé une décision visant à l'exempter de ses fonctions pendant ses vacances annuelles dans une course contre la montre. Les responsables sont en train de purger le ministère de la Santé de ceux qui rejettent la corruption".

Le même médecin avait explosé dans une vidéo, le manque d’insuline dans les hôpitaux et la disparition de grandes quantités pour des raisons inconnues.


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Elles sont deux sages-femmes de garde, une aux admissions et une autre en salle de naissance.

Invité par le chef de service, je suis arrivé dans la matinée dans la maternité. Je l’ai trouvé déjà au bloc opératoire en train de faire une intervention pour des hémorragies. Ensuite, on est passé en salle de naissance. Les cris des femmes parviennent de plusieurs box. Il faut dire que l’hôpital est neuf avec des normes récentes ce qui diffère de ce qui peut exister encore dans certains endroits où les femmes sont alignées les unes après les autres pour mettre au monde de nouveaux venus.

Ceci présente l’avantage d’une certaine préservation de l’intimité et la possession d’un espace vital, mais l’inconvénient, est que la sage-femme doit laisser toutes les portes ouvertes et courir d’un box à un autre parce qu'elle est seule et n’a aucune aide-soignante pour l’assister pour les multitudes d’accouchements qui se succèdent.

J’ai suivi le gynécologue en salle de pré-travail pour qu’il puisse voir toutes les femmes qui sont arrivées et qui ne sont pas tout à fait sur le point d’accoucher. Une salle où les gémissements se mélangent aux plaintes, les unes couchées sur des lits d’autres courbées par terre par la douleur et le manque de place. Le médecin demande à la sage-femme des admissions qui a du quitter le bureau des entrées, des informations sur chacune des femmes pour qu’il décide ce qu’on doit faire pour les unes et les autres. Il a réexaminé certaines et demandé à d’autres de passer en salle d’échographie. Ensuite il sort dans la salle d’attente pour jeter un coup d’œil furtif sur la trentaine de femmes qui l’attendent en consultation d’urgence.

- Ne t’inquiète pas, ça va aller vite, voyant mon air étonné, me dit-il en me regardant dans les yeux.

- Je ne suis pas inquiet, ai-je répondu en souriant.

- Alors prépare-toi pour passer la journée avec nous. Ici, quand on entre, on ne sait jamais quand on repart. J’ai plusieurs césariennes de prévues et il y a qui vont se rajouter rapidement

Il a commencé à faire un tri rapide pour voir les vraies urgences d’abord. Ensuite, on est allé en salle d’échographie, pour faire les consultations. Et je ne parle pas de tous ceux qui arrivent avec un passe-droit. Il les repère, les rassure qu’il va voir la femme pour qu’ils partent et le laissent travailler. C’est que je suis en compagnie d’un chef de service, craint et respecté parce que reconnu pour être incorruptible et compétent. Pour cela, on lui passe ses sauts d’humeur. Et comment peut-on ne pas en avoir avec une telle charge de travail ?

Après les consultations, il s’est dirigé au bloc opératoire pour entamer la série de césariennes, j’ai profité pour aller voir comment des sages-femmes peuvent bien se débrouiller avec ce flux de patientes. Karima, en salle de travail a la cinquantaine, quand elle se déplace de salle en salle, on entend sa respiration et on voit le balancement de sa poitrine.

- Comment ça se passe ?

- Comme vous voyez, il est 14h, j’ai fait déjà 12 accouchements depuis le matin. Il faut que je m’occupe de ce nouveau-né et je n’ai pas fini de recoudre une épisiotomie, je dois pallier au plus urgent. C’est comme cela tout le temps.

De temps en temps, la deuxième sage-femme laisse la consultation des admissions et part donner un coup de main à sa collègue, plus jeune mais les traits tirés. Je l’ai alors accompagnée dans sa salle pour m’enquérir de son travail.

- Oh! Docteur, non seulement on a les femmes de la ville, mais énormément de transfert de toutes les maternités des alentours, parfois justifiées, parfois pas vraiment.

- Les sages-femmes ont peur désormais avec les audits sur la mortalité maternelle... J’ai dit pour expliquer les transferts.

- Certainement, parce que les sages-femmes envoient les femmes au moindre doute.

- Je sais c’est par sécurité, mais ceci requière que l’hôpital provincial ait plus de moyens humains et matériels, ce qui n’est pas votre cas, comme je vois.

- Vous voyez dans quelles conditions on travaille!! En posant sur moi un regard triste et fatigué.

En sortant de son bureau, j’ai vu l’autre sage-femme qui court avec un petit qui vient de naître par césarienne vers une table chauffante et de réanimation qui se trouve à l’autre bout de la salle, parce qu’il ne respire pas. La deuxième accourt également dans un vent de panique. Comme j’étais habillé en tenu de bloc, j’ai pu mettre la main et montrer à mes deux collègues, les gestes de réanimation néonatale, que j’enseigne justement lors de mes formations en obstétrique d’urgence. Quand le bébé a pu respirer, devenu rose et commencer à bouger ses membres, j’ai vu un beau sourire se dessiner sur le visage de la plus jeune des sages-femmes, un sourire qui a effacé pour un temps les traits tirés occasionnés par les conditions de travail. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’elles sont inhumaines.

Il existe pourtant des solutions urgentes et rapides à mettre en œuvre pour humaniser cette grosse maternité. Soit recruter des sages-femmes payées par une association ou le Conseil Provincial et mises à la disposition du Ministère de la Santé, puisque ce dernier ne recrute plus. Ou redéployer les sages-femmes qui travaillent en périphérie dans des petits centres de santé ou hôpitaux et qui peuvent renforcer les équipes et travailler pour ne pas perdre la main. Ceci requière une conscience de ce qui se passe dans la maternité et une volonté politique. Sinon, on continuera à observer une destruction du personnel et des insatisfaits dans la population.


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Le Réseau Marocain pour la Défense du Droit à la Santé a révélé que les services publics au Maroc ont subi de lourdes pertes,  de l’ordre des millions de dirhams, en raison de la corruption dans les marchés publics au sein du ministère de la santé. Le Réseau souligne que les hôpitaux et services relevant du ministère de la santé ne reçoivent leurs provisions en médicamentes que  lorsque leurs dates de péremption approchent. Deux mos mois après réception, ces médicamentes, déclarées impropres à la consommation, seront par la suite jetés dans les déchets médicaux de ces hôpitaux.

Dans son rapport, le réseau  appel le gouvernement a créer des stocks stratégiques de médicaments et dispositifs médicaux et un système transparent pour le financement, la distribution et la gestion de ce stock.

D’autre part, le rapport a sonné l'alarme concernant le manque de certain nombre de médicaments essentiels dans les hôpitaux tels que les maladies chroniques, les urgences et les vaccins tels que la méningite, l'hépatite et anti scorpionique.

Le réseau attribue les raisons de cette situation à la politiques improvisées et irrationnelles du gouvernement et le non respect des normes en vigueur pour la plupart des fournisseurs de médicaments et dispositifs médicaux.

Il est à signaler que ce réseau avait publié auparavant un rapport réservée aux structures sanitaires de notre pays en particulier les hôpitaux. En effet selon le rapport, au moins sept hôpitaux sur dix, à travers le pays, ne sont pas en condition de recevoir les patients et encore moins de les soigner. La situation est encore plus grave lorsqu’il s’agit des centres spécialisés en psychiatrie et maladies mentales. Conséquences de cette situation, la pire qu'aient connue les hôpitaux au Maroc sur ces cinq dernières années, a fait reculer tous les indicateurs classiques du système de santé. Pire encore, la dégradation des structures d’accueil dans les hôpitaux publics et en l’absence d’une stratégie de mise à niveau de ces derniers, les médecins préfèrent démissionner et rejoindre le secteur privé. Rien que sur les cinq dernières années, 200 médecins ont claqué la porte, dont 90 pour le seul CHU Avicenne de Rabat.

Le rapport indique que seuls les citoyens en situation précaire, notamment ceux détenant la carte du RAMED, continuent à fréquenter les hôpitaux publics. Ainsi, ils ne sont plus que près de 5% de la population, qui n’a d’autres moyens que de solliciter l’assistance médicale publique, alors que 95% des personnes ayant une mutuelle ou une assurance, préfèrent les services des cliniques privées.


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La série des manifestations menées par les médecins du secteur public continue. Ils ont décidé de maintenir la pression en vue d'améliorer les conditions d'exercice des médecins. Ils appellent ainsi à une grève, du 7 au 13 mai, baptisée "la semaine de la colère du médecin du secteur public ".

Selon un communiqué du syndicat indépendant des médecins du secteur public (SIMPS), aucun examen médical ne sera effectué dans les centres de diagnostic, du 7 au 11 mai, et aucun certificat médical ne sera délivré, notamment les certificats pour les conducteurs.

Les médecins prévoient également une marche nationale et un sit-in devant le ministère de la Santé à Rabat, le 13 mai à partir de 10h du matin.

Des grèves de 48 h sont aussi prévues le mercredi 23 et jeudi 24 mai dans tous les centres de santé du secteur public, à l’exception des services de réanimation et des urgences.

Le syndicat appelle à poursuivre la "grève de cachets", et le port de brassard noir 509 (mention à l'indice salarial 509).

Pour rappel, les médecins réclament l’amélioration de leur condition de travail, l'équivalence du doctorat en médecine avec le doctorat national, et d'être payé selon l’indice salarial 509 soit près de 15.000 dirhams mensuels. Le syndicat revendique aussi de rajouter deux grades au-dessus du hors échelle, ainsi que l’augmentation des postes budgétaires consacrés médecins spécialistes résidents et internes.


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Selon les médias, une année et demie après la fin des procédures techniques relatives au marché public, les hôpitaux publics au Maroc n’ont pas reçu les 840 nouveaux appareils d’hémodialyse et leurs différents équipements. Ce matériel n’a pas été distribué malgré les changements apportés à l’organigramme du ministère avec le limogeage de l’ex-ministre de la Santé, El Houcine Louardi, du secrétaire général et de l’ex-directeur des hôpitaux et des soins ambulatoires, pour leur implication dans les dysfonctionnements administratifs et financiers du plan de développement d’Al-Hoceima.

Il est à noter que les agents de la Cour des comptes avaient révélé une longue série de dysfonctionnements au niveau de l’attribution des marchés publics relatif à l’hémodialyse depuis 2012.

Cette note révèle de graves dysfonctionnements dans ce secteur hors de contrôle et qui génère des milliards de centimes qui vont dans les poches de quelques médecins et enseignants qui monopolisent les activités et les marchés relatifs aux centres d'hémodialyse de toutes les villes du Maroc.

En effet, la cour des comptes reproche au ministère de la santé le manque de concurrence réelle dans les marchés d’hémodialyse. Des délégations provinciales de santé concluent annuellement des marchés par appels d’offres ouverts auxquels ne participe qu’un seul candidat représentant un groupement de centres de dialyse. Selon la Cour, cette absence de concurrence désavantage économiquement la gestion du service public.

La note révèle que la liste des bénéficiaires des séances d’hémodialyse mensuelle n’est pas contrôlée systématiquement par le ministère de la santé. Encore plus grave, selon la cour, le titulaire du marché facture des séances aux noms de malades absents, décédés ou ayant changé de centre. D’autres dysfonctionnements révèlent qu’aucun responsable n’est désigné par la délégation du ministère de la santé pour le suivi et le contrôle des centres d’hémodialyse comme le prévoit le cahier des charges et que les paiements sont effectués sur la base des factures présentées par le titulaire du marché sans que la direction du ministère de la santé s’assure, à l’avance, de la réalité des prestations facturées.

Plus encore, les rapports d’audit prévus pour ces marchés et dont les montants dépassent les 5 millions de dirhams ne sont pas réalisés conformément aux  dispositions de l’article 92 du décret relatif aux marchés publics.

Les enjeux financiers liés à l’hémodialyse sont importants: les crédits alloués ont connu une augmentation de 317%, passant de 60 millions de dirhams en 2009 à 250 millions en 2016. Ces centres d'hémodialyse assurent des prestations au profit de 25 milles malades atteints d’insuffisance rénale chronique terminale.


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