Antibiotique

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Azithromycine: taux accru de récidives de malignités hématologiques et de mortalité chez les patients ayant subi une greffe de cellules souches hématopoïétiques (GCSH) et traités par azithromycine

Les laboratoires titulaires d’Autorisation de Mise sur le Marché des spécialités contenant du céfépime (Axepim® et génériques), en accord avec l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), informent les professionnels de santé des points suivants :

  • Un essai clinique ALLOZITHRO1 qui a étudié le traitement à long terme par azithromycine afin de prévenir le syndrome de bronchiolite oblitérante (SBO) chez des patients ayant subi une greffe allogénique de cellules souches hématopoïétiques (GCSH) pour des malignités hématologiques, a été achevé précocement après qu’un risque accru de récidives eut été remarqué chez des patients prenant de l’azithromycine comparé au placebo.
  • Bien que la contribution de l’azithromycine dans l’accroissement du taux de récidives hématologiques observé lors de l’essai ne soit pas claire, il a été conclu qu’une exposition à long terme à l’azithromycine après une GCSH peut comporter des risques qui l’emportent sur les bénéfices attendus.
  • L’azithromycine n’est pas autorisée pour la prophylaxie du SBO chez des patients subissant une GCSH.

Pour rappel, l’azithromycine n’est pas indiquée en traitement à visée prophylactique du syndrome de bronchiolite oblitérante après greffe de cellules souches hématopoïétiques. L’analyse des données disponibles n’a pas suggéré que le risque d’hémopathie puisse concerner d’autres populations de patients ou les indications approuvées pour une utilisation à court et à long terme.

Cette information destinée aux hématologues des centres autorisés à l'activité de greffe allogénique de cellules souches hématopoïétiques (CSH)


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Les laboratoires commercialisant les spécialités contenant du céfépime (Axepim® et génériques), en accord avec l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), informent les professionnels de santé des points suivants :

  • Des posologies non adaptées de céfépime peuvent conduire à la survenue de manifestations neurologiques graves chez le sujet insuffisant rénal.
  • La plupart des cas de neurotoxicité sont apparus chez des patients insuffisants rénaux recevant des posologies supérieures aux doses recommandées, en particulier chez le sujet âgé. Cependant, des cas survenant chez des patients à la fonction rénale normale et recevant des posologies supérieures aux doses recommandées ont été rapportés.
  • Bien que les symptômes de neurotoxicité soient généralement d’évolution favorable à l’arrêt du traitement et/ou après hémodialyse, des cas d’évolution fatale ont été rapportés.
  • Chez le sujet insuffisant rénal (clairance de la créatinine < 50 ml/min), la posologie doit donc être adaptée.
  • Il est également important de surveiller la fonction rénale en cas d’association à des médicaments néphrotoxiques (aminosides, diurétiques…).
  • En cas de troubles neurologiques ou d'aggravation de troubles neurologiques, un surdosage en céfépime peut être suspecté ; le diagnostic peut être confirmé par un dosage des concentrations plasmatiques de céfépime.

Informations complémentaires :

Le céfépime est un antibiotique de la famille des bêta-lactamines du groupe des céphalosporines administré par voie parentérale et indiqué dans le traitement de certaines infections bactériennes dues aux germes sensibles au céfépime.

Cette Information est destinée aux réanimateurs, oncologues, gériatres, internistes, infectiologues et néphrologues.


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Le public Marocain est invité à voter en ligne pour notre compatriote le professeur Adnane Remmal, finaliste du prix européen de l’inventeur 2017. Il ne reste plus que 4 jours avant la clôture des votes. Grace à votre mobilisation il a rattrapé le retard. Il est à égalité avec son principal adversaire à la première place. Pour le dépasser et gagner le prix du public, nous devons voter et surtout demander à tous nos contacts de voter tous les jours.

  Le vote en ligne est ouvert jusqu’au 11 juin sur https://www.epo.org/learning-events/european-inventor/finalists/2017/remmal_fr.html et www.facebook.com/europeanpatentoffice.

Adnane Remmal, professeur en biotechnologie à l'université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès est nominé au Prix de l’Inventeur Européen 2017 dans la catégorie « Pays non membre de l’OEB » (Office Européen des Brevets), pour avoir développé une nouvelle méthode améliorant considérablement l’efficacité des antibiotiques.

En13 mai 2015, il avait déjà remporté le Prix de l'innovation pour l'Afrique. Cette distinction récompensait déjà ses travaux sur une solution alternative aux antibiotiques pour améliorer la production des élevages, tout en respectant la santé des consommateurs.

 Le professeur Adnane Remmal dirige une équipe d’enseignants-chercheurs et d’étudiants depuis près de trente ans au sein du  laboratoire de biotechnologie de l’Université Ben Abdellah de Fès.

Pour ce prix de l'inventeur européen, le professeur Adnane sera opposé à Waleed Hassanein (États-Unis) et l’équipe composée de James G. Fujimoto, Eric A. Swanson et Robert Huber (États-Unis, Allemagne). Les lauréats de cette 12e édition seront annoncés lors d'une cérémonie à Venise le 15 juin prochain.

Le professeur Adnane Remmal est titulaire d’un diplôme de troisième cycle en électrophysiologie et pharmacologie cardiovasculaire, d’un doctorat en pharmacologie moléculaire à l’Université de Paris XI et d’un deuxième doctorat en microbiologie,

Il est à signaler que l’antibiotiques de Remmal est actuellement à son dernier essai clinique et devrait faire son apparition sur le marché fin 2017. Le nouveau médicament se caractérise par un faible coût de production et peut être vendu à un prix abordable du fait qu'il utilise des molécules naturelles déjà testées et approuvées dans l'industrie pharmaceutique.

Le sujet d'invention: Intensifier l'action des antibiotiques au moyen d'huiles essentielles :

La montée des bactéries multirésistantes est un problème mondial à gravité croissante. Le biologiste marocain Adnane Remmal a eu l'idée de "doper" les antibiotiques en utilisant les propriétés médicinales du monde végétal. Son invention aidera à combattre les résistances bactériennes causées par l'abus d'antibiotiques, et à enrayer la propagation des supermicrobes multirésistants.

remmal-side-visualAu cours de ses recherches à l'Université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fez, Adnane Remmal s'est attaqué à un des problèmes majeurs auxquels se heurte la médecine moderne, à savoir le nombre croissant de bactéries devenues résistantes aux antibiotiques. Selon lui, une solution pourrait venir de la tradition régionale consistant à distiller des fleurs et d'autres organes végétaux pour en extraire des arômes et des infusions.

Connaissant les propriétés antimicrobiennes, antiparasitaires et antifongiques de nombreuses plantes, Remmal savait aussi qu'utilisées à doses assez fortes pour être efficaces, elles sont souvent impropres à un usage médical en raison d'effets secondaires fréquents tels que maux de tête et nausées. D'où la solution consistant à miser sur les vertus inhérentes des antibiotiques et des huiles essentielles, en combinant les deux pour obtenir un effet de synergie tout en évitant les effets secondaires.

Développée par Remmal depuis le milieu des années 1990 et brevetée par l'OEB en 2014, l'invention a débouché sur un médicament nouveau actuellement au stade des derniers essais cliniques. Ce médicament, dont la mise sur le marché est prévue pour fin 2017, utilise une double approche basée sur les huiles essentielles pour contrer les multirésitances. En plus de son médicament qui intensifie de façon naturelle l'action des antibiotiques, Remmal a inventé un supplément tiré d'huiles essentielles qui remplace les antibiotiques et les autres produits chimiques dans l'alimentation animale. L'abus d'antibiotiques dans l'élevage intensif est une des causes majeures d'antibiorésistance.

Impact sociétal

L'Organisation mondiale de la Santé ainsi que plusieurs États et autres acteurs ont placé l'antibiorésitance en tête de leurs priorités. L'ampleur mondiale du problème rend sa solution difficile. Les infections réfractaires aux traitements médicamenteux tuent chaque année quelque 700 000 personnes à travers le monde, hécatombe qui pourrait atteindre les 10 millions d'ici 2050 faute d'une nouvelle génération d'antibiotiques. D'où l'intérêt du médicament nouvellement développé par Remmal, qui s'attaque aux bactéries moyennement et fortement résistantes avec plus d'efficacité que ne le font les antibiotiques standards, et avec moins d'effets secondaires et de résistances. Ce médicament permettra de mieux contenir les agents pathogènes et donnera à l'humanité un répit pour inventer de nouveaux antibiotiques.

Parallèlement, le complément alimentaire naturel pour bétail développé par Remmal s'attaque à un autre aspect du problème, car la moitié des antibiotiques fabriqués dans le monde, y compris ceux indispensables à la médecine humaine, sont utilisés dans l'alimentation animale. Administrés à des doses infrathérapeutiques, ces antibiotiques stimulent la croissance du bétail mais permettent aux microorganismes de survivre en développant des résistances. Ceux-ci se transmettent ensuite via la chaîne alimentaire, comme c'est le cas des souches résistantes de salmonelles et de colibacilles, et prolifèrent dans les eaux usées et les abreuvoirs.

Ajoutée à la filière normale d'alimentation animale, la formule de Remmal se révèle tout aussi efficace que les antibiotiques standards sans en avoir les effets secondaires ni engendrer de résistances.

Impact économique

La Commission européenne estime à 1,5 milliard d'euros au moins le surcoût annuel et la perte de productivité résultant des infections causées par les bactéries résistantes. Selon un rapport de la banque mondiale publié en 2016, l'impact annuel de l'antibiorésitance sur le budget sanitaire mondial d'ici 2050 pourrait osciller entre 283 milliards et plus de 984 milliards d'euros. Une partie du problème vient du fait que chaque antibiotique nouvellement synthétisé coûte à la communauté entre 500 millions d'euros et 1 milliard d'euros et comporte ses propres possibilités de résistances, d'effets secondaires et de toxicité, sans compter le risque que des investissements réalisés dans un nouveau médicament ne soient pas suivis de résultats.

Les "antibiotiques dopés" de Remmal en sont à leurs derniers essais cliniques et devraient faire leur apparition sur le marché fin 2017. Le nouveau médicament se caractérise par un faible coût de production et peut être vendu à un prix abordable du fait qu'il utilise des molécules naturelles déjà testées et approuvées dans l'industrie pharmaceutique.

En 2004, afin de commercialiser ses produits pharmaceutiques, Remmal fonda une entreprise qui a depuis lors déposé quatre demandes de brevets pour protéger le concept d'intensification de l'effet des agents anti-infectieux. La jeune entreprise a amené le principal laboratoire pharmaceutique du Maroc et de l'Afrique de l'Ouest à investir dans la commercialisation des "antibiotiques dopés".

Comment ça marche ?

Il existe plus de 100 antibiotiques répartis en plusieurs classes, avec chacun leur mode de fonctionnement propre. D'une façon générale, les antibiotiques empêchent la bactérie de se reproduire ou de réparer son ADN endommagé, ou encore exploitent certaines faiblesses de sa paroi cellulaire.

À l'échelle moléculaire, Remmal compare le fonctionnement d'un antibiotique à une clef servant à ouvrir une porte : "Dès que la clef ouvre la porte, la bactérie meurt, mais si une mutation modifie un tant soit peu la géométrie de la serrure, la clef n'entre plus et la bactérie devient résistante".

En "dopant" l'antibiotique aux huiles naturelles, Remmal a inventé une clef qui ne se contente pas d'ouvrir la porte, mais qui la démolit.

La clef spéciale de Remmal associe, aux propriétés antimicrobiennes naturelles de certaines plantes locales, les antibiotiques connus tels que les pénicillines, les céphalosporines et même les antibiotiques utilisés contre le staphylocoque doré résistant à la méticilline (SARM). L'interaction entre les molécules naturelles "dopantes" et les antibiotiques crée des "complexes moléculaires" que les mécanismes de résistance mis en œuvre par les bactéries ont de la peine à reconnaître. Les bactéries peuvent alors très difficilement développer des résistances efficaces contre le traitement anti-infectieux.


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Adnane Remmal, professeur en biotechnologie à l'université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès vient d’être nominé au Prix de l’Inventeur Européen 2017 dans la catégorie « Pays non membre de l’OEB » (Office Européen des Brevets), pour avoir développé une nouvelle méthode améliorant considérablement l’efficacité des antibiotiques.

En13 mai 2015, il avait déjà remporté le Prix de l'innovation pour l'Afrique. Cette distinction récompensait déjà ses travaux sur une solution alternative aux antibiotiques pour améliorer la production des élevages, tout en respectant la santé des consommateurs.

 Le professeur Adnane Remmal dirige une équipe d’enseignants-chercheurs et d’étudiants depuis près de trente ans au sein du  laboratoire de biotechnologie de l’Université Ben Abdellah de Fès.

Pour ce prix de l'inventeur européen, le professeur Adnane sera opposé à Waleed Hassanein (États-Unis) et l’équipe composée de James G. Fujimoto, Eric A. Swanson et Robert Huber (États-Unis, Allemagne). Les lauréats de cette 12e édition seront annoncés lors d'une cérémonie à Venise le 15 juin prochain.

Le professeur Adnane Remmal est titulaire d’un diplôme de troisième cycle en électrophysiologie et pharmacologie cardiovasculaire, d’un doctorat en pharmacologie moléculaire à l’Université de Paris XI et d’un deuxième doctorat en microbiologie,

Il est à signaler que l’antibiotiques de Remmal est actuellement à son dernier essai clinique et devrait faire son apparition sur le marché fin 2017. Le nouveau médicament se caractérise par un faible coût de production et peut être vendu à un prix abordable du fait qu'il utilise des molécules naturelles déjà testées et approuvées dans l'industrie pharmaceutique.

Les gens peuvent voter pour le Professeur Adnane Remmal sur le site de l’office européen des brevets :

https://www.epo.org/learning-events/european-inventor/finalists/2017/remmal_fr.html

Le sujet d'invention: Intensifier l'action des antibiotiques au moyen d'huiles essentielles :

La montée des bactéries multirésistantes est un problème mondial à gravité croissante. Le biologiste marocain Adnane Remmal a eu l'idée de "doper" les antibiotiques en utilisant les propriétés médicinales du monde végétal. Son invention aidera à combattre les résistances bactériennes causées par l'abus d'antibiotiques, et à enrayer la propagation des supermicrobes multirésistants.

remmal-side-visualAu cours de ses recherches à l'Université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fez, Adnane Remmal s'est attaqué à un des problèmes majeurs auxquels se heurte la médecine moderne, à savoir le nombre croissant de bactéries devenues résistantes aux antibiotiques. Selon lui, une solution pourrait venir de la tradition régionale consistant à distiller des fleurs et d'autres organes végétaux pour en extraire des arômes et des infusions.

Connaissant les propriétés antimicrobiennes, antiparasitaires et antifongiques de nombreuses plantes, Remmal savait aussi qu'utilisées à doses assez fortes pour être efficaces, elles sont souvent impropres à un usage médical en raison d'effets secondaires fréquents tels que maux de tête et nausées. D'où la solution consistant à miser sur les vertus inhérentes des antibiotiques et des huiles essentielles, en combinant les deux pour obtenir un effet de synergie tout en évitant les effets secondaires.

Développée par Remmal depuis le milieu des années 1990 et brevetée par l'OEB en 2014, l'invention a débouché sur un médicament nouveau actuellement au stade des derniers essais cliniques. Ce médicament, dont la mise sur le marché est prévue pour fin 2017, utilise une double approche basée sur les huiles essentielles pour contrer les multirésitances. En plus de son médicament qui intensifie de façon naturelle l'action des antibiotiques, Remmal a inventé un supplément tiré d'huiles essentielles qui remplace les antibiotiques et les autres produits chimiques dans l'alimentation animale. L'abus d'antibiotiques dans l'élevage intensif est une des causes majeures d'antibiorésistance.

Impact sociétal

L'Organisation mondiale de la Santé ainsi que plusieurs États et autres acteurs ont placé l'antibiorésitance en tête de leurs priorités. L'ampleur mondiale du problème rend sa solution difficile. Les infections réfractaires aux traitements médicamenteux tuent chaque année quelque 700 000 personnes à travers le monde, hécatombe qui pourrait atteindre les 10 millions d'ici 2050 faute d'une nouvelle génération d'antibiotiques. D'où l'intérêt du médicament nouvellement développé par Remmal, qui s'attaque aux bactéries moyennement et fortement résistantes avec plus d'efficacité que ne le font les antibiotiques standards, et avec moins d'effets secondaires et de résistances. Ce médicament permettra de mieux contenir les agents pathogènes et donnera à l'humanité un répit pour inventer de nouveaux antibiotiques.

Parallèlement, le complément alimentaire naturel pour bétail développé par Remmal s'attaque à un autre aspect du problème, car la moitié des antibiotiques fabriqués dans le monde, y compris ceux indispensables à la médecine humaine, sont utilisés dans l'alimentation animale. Administrés à des doses infrathérapeutiques, ces antibiotiques stimulent la croissance du bétail mais permettent aux microorganismes de survivre en développant des résistances. Ceux-ci se transmettent ensuite via la chaîne alimentaire, comme c'est le cas des souches résistantes de salmonelles et de colibacilles, et prolifèrent dans les eaux usées et les abreuvoirs.

Ajoutée à la filière normale d'alimentation animale, la formule de Remmal se révèle tout aussi efficace que les antibiotiques standards sans en avoir les effets secondaires ni engendrer de résistances.

Impact économique

La Commission européenne estime à 1,5 milliard d'euros au moins le surcoût annuel et la perte de productivité résultant des infections causées par les bactéries résistantes. Selon un rapport de la banque mondiale publié en 2016, l'impact annuel de l'antibiorésitance sur le budget sanitaire mondial d'ici 2050 pourrait osciller entre 283 milliards et plus de 984 milliards d'euros. Une partie du problème vient du fait que chaque antibiotique nouvellement synthétisé coûte à la communauté entre 500 millions d'euros et 1 milliard d'euros et comporte ses propres possibilités de résistances, d'effets secondaires et de toxicité, sans compter le risque que des investissements réalisés dans un nouveau médicament ne soient pas suivis de résultats.

Les "antibiotiques dopés" de Remmal en sont à leurs derniers essais cliniques et devraient faire leur apparition sur le marché fin 2017. Le nouveau médicament se caractérise par un faible coût de production et peut être vendu à un prix abordable du fait qu'il utilise des molécules naturelles déjà testées et approuvées dans l'industrie pharmaceutique.

En 2004, afin de commercialiser ses produits pharmaceutiques, Remmal fonda une entreprise qui a depuis lors déposé quatre demandes de brevets pour protéger le concept d'intensification de l'effet des agents anti-infectieux. La jeune entreprise a amené le principal laboratoire pharmaceutique du Maroc et de l'Afrique de l'Ouest à investir dans la commercialisation des "antibiotiques dopés".

Comment ça marche ?

Il existe plus de 100 antibiotiques répartis en plusieurs classes, avec chacun leur mode de fonctionnement propre. D'une façon générale, les antibiotiques empêchent la bactérie de se reproduire ou de réparer son ADN endommagé, ou encore exploitent certaines faiblesses de sa paroi cellulaire.

À l'échelle moléculaire, Remmal compare le fonctionnement d'un antibiotique à une clef servant à ouvrir une porte : "Dès que la clef ouvre la porte, la bactérie meurt, mais si une mutation modifie un tant soit peu la géométrie de la serrure, la clef n'entre plus et la bactérie devient résistante".

En "dopant" l'antibiotique aux huiles naturelles, Remmal a inventé une clef qui ne se contente pas d'ouvrir la porte, mais qui la démolit.

La clef spéciale de Remmal associe, aux propriétés antimicrobiennes naturelles de certaines plantes locales, les antibiotiques connus tels que les pénicillines, les céphalosporines et même les antibiotiques utilisés contre le staphylocoque doré résistant à la méticilline (SARM). L'interaction entre les molécules naturelles "dopantes" et les antibiotiques crée des "complexes moléculaires" que les mécanismes de résistance mis en œuvre par les bactéries ont de la peine à reconnaître. Les bactéries peuvent alors très difficilement développer des résistances efficaces contre le traitement anti-infectieux.