Des milliers de Marocains seraient victimes d’intoxications alimentaires

L’été est la saison qui se prête le plus aux repas à l’extérieur. En cette saison, la chaleur augmente et la prolifération des bactéries devient alors plus importante. Cette chaleur, associée aux règles d’hygiène les plus élémentaires qui ne sont pas observées, restauration rapide, vendeurs de glaces ambulants, vendeurs qui exposent les marchandises au soleil, le risque d’intoxication alimentaire peut survenir à tout moment. Des milliers de Marocains seraient victimes d’intoxications d’origines diverses chaque année. En effet, selon le Centre antipoison du Maroc, les maladies d’origine alimentaire (MOA) présente un caractère saisonnier avec une recrudescence en été. Selon les statistiques du CAM, chaque année au Maroc les intoxications alimentaires occupent la 2ème position (15,7%) par rapport à toutes les intoxications toutes causes confondues au Maroc. Ils touchent 2.655 Marocains, dont 43,7% sont des cas d’intoxications collectives, ont été enregistrés en 2017. Les adultes représentent 51,51% , suivis des enfants 26,5%. Les éléments les plus incriminés sont la viande et les produits carnés (25,8%), les produits laitiers et similaires (17,1%), les aliments composites (13,4%) ensuite le poisson et les produits de la pêche (10,6%). Manque d'hygiène incontestable : Les règles d’hygiène les plus élémentaires qui ne sont pas observées. Des petits commerces de fortune se sont multipliés face au silence et à l’inertie des responsables, ils exercent sans autorisation préalable et échappent à tout contrôle sanitaire et mettent en danger la santé et la vie des marocains, le risque est d’autant plus fréquent que les habitudes alimentaires et le nouveau mode de vie des Marocains ont radicalement changé ces dernières années. Qui parmi nous n’a pas été victime dans sa vie d’une intoxication alimentaire avec tous les désagréments que cela suppose : vomissements, diarrhées, nausées, douleurs abdominales ? Dans certains cas, les intoxications aiguës peuvent même entraîner perte de conscience, hospitalisation et même décès. Le développement de la restauration extérieur avec, comme corollaire, l’explosion du secteur informel et sa cohorte de vendeurs ambulants, est venu aggraver la situation, le risque peut également se nicher dans des négligences chez des restaurateurs organisés, pas de contrôle par les services d’hygiène ni pour les produits, les durées de conservation, la rupture de la chaîne de froid et d’autres causes graves susceptibles d’entraîner des intoxications.Le phénomène prend une ampleur effarante, particulièrement lors du mois de Ramadan avec la vente et l'exposition des produits alimentaires jusque sur les trottoirs.Sur le plan de l'hygiène alimentaire, le Maroc est encore à la traîne , l'hygiène n'est pas une qualité mais une condition nécessaire et essentielle à tous les niveaux, de la fabrication, du stockage, de la distribution, de la conservation, de la présentation à la vente .