Échec des négociations: marche nationale des étudiants en médecine

  • 01 sep 2015

  • Par : pharmapresse

  • Tags :

La  réunion qui s'est tenue, le vendredi 11 Septembre au siège du ministère de l'enseignement supérieur,  en présence  de Monsieur Lahcen Daoudi, ministre de l'Enseignement supérieur, du Dr Abdelali Belghiti Alaoui, secrétaire général du ministère de la Santé, des membres de la Commission des étudiants en médecine au Maroc (CEMM) accompagnés de la Coordination nationale des médecins internes et résidents (CNMIR) n'a pas débouché sur un accord sur les différentes revendications des étudiants en médecine en particulier sur le fameux service sanitaire obligatoire .Après l'échec de ces négociations, la grève est maintenue par la coordination des étudiants et une marche nationale est prévue le 17 septembre à Rabat.

Selon un communiqué conjoint du CEMM et le CNMIR,  « concrètement rien de nouveau n'a été mis sur la table. Nous continuons notre mouvement de grève jusqu'à l'obtention de l'ensemble de nos revendications ».

Une autre façon de protester : Vendre les mouchoirs et laver les voitures

Le même jour de cette réunion avec les ministères concernés et pour manifester contre les mauvaises conditions de formation et de travail et la modique rémunération,  les étudiants en médecin à Casablanca,  ont procédé le vendredi 11 Septembre à la vente des mouchoirs et au lavage des voitures, comme une autre façon de manifester et faire entendre leurs voix.

Selon un étudiant « en vendant journaux, mouchoirs et bouteilles d'eau, nous  montrons qu'il est possible de réunir en une heure de travail précaire, le montant mensuel de la bourse d'étude accordée aux étudiants en médecine, soit la modique somme 110 DH ».

Il est à signaler que depuis le mois de juin dernier,  les étudiants en médecine à travers leur coordination nationale ont organisé des grèves préventives durant lesquelles ils ont annoncé leur volonté de mener une grève générale dans le cas où le ministère n'accepterait pas de retirer le projet de loi du service sanitaire obligatoire.

Depuis deux semaines les étudiants boycottent la rentrée universitaire  2015/2016, ainsi que les cours, les sessions de formation,  les travaux pratiques, les stages et les entretiens cliniques dans les établissements hospitaliers de Casablanca, Marrakech, Fès, Rabat et Oujda.

Parmi les exigences des étudiants :

  • Le retrait pur et simple du projet de loi relatif au service sanitaire obligatoire.
  • L'augmentation du nombre de postes dans la fonction publique avec une intégration directe des diplômés pour combler le déficit alarmant dans les régions éloignées par rapport au nombre de diplômés par an.
  • L'augmentation du nombre des internes et résidents
  • L'augmentation de la valeur de la rémunération pour les services de santé et les gardes de nuit des hôpitaux publics.